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Florian Corteel
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30/7/2026

Comment investir dans les startups ?

Rédigé par
Florian Corteel
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Florian Corteel

Mis à jour le 30 juillet 2026

Pour investir dans une startup, un particulier peut passer par le crowdfunding en capital, souscrire des parts de FCPI ou de FIP, ou investir via un fonds de capital-risque coté en bourse. Ce guide compare ces trois voies, leur fiscalité 2026 et leurs risques de perte en capital.

L'essentiel
  • Depuis le 21 février 2026, seuls les FCPI orientés jeunes entreprises innovantes et les FIP Corse ou Outre-mer ouvrent encore droit à une réduction d'impôt de 30 %.
  • Le crowdfunding en prêt verse un taux d'intérêt fixe et prioritaire sur les actionnaires en cas de faillite, tandis que le crowdequity donne des actions de la startup.
  • Certains fonds de capital-risque, comme Altamir ou Saratoga Investment Corp, sont cotés en bourse et accessibles sans ticket d'entrée minimum élevé.
  • Aux États-Unis, près de la moitié des jeunes entreprises ferment après 5 ans d'existence, un risque de perte en capital à intégrer avant d'investir.
  • Finary One accompagne les investisseurs disposant de 500 000 euros d'actifs investissables dans la structuration de leur allocation en capital-risque.

Quel est le gain ou rémunération de l'actionnaire ?

Les particuliers investissant dans des startups en échange d’actions peuvent se rémunérer de deux manières : via les dividendes ou via la réalisation de plus-values lors de la revente d’actions. Les dividendes correspondent à une partie de la trésorerie versée aux propriétaires de l’entreprise. La première possibilité est rare dans le cas de jeunes entreprises, qui ont besoin de réinvestir chaque euro de trésorerie afin de financer leur croissance. La seconde option nécessite de trouver un acheteur qui accepte d’acquérir vos parts au prix désiré. Cela implique un exercice de valorisation complexe, en l’absence de capitalisation boursière et de revenus récurrents.

L'absence de dividendes et l'illiquidité des actions des startups sont des caractéristiques structurelles de cette classe d'actifs, au même titre que pour l'ensemble du private equity. Selon le modèle à trois facteurs des chercheurs Eugene Fama et Kenneth French, qui fait figure d'autorité dans la finance académique, les actions des petites entreprises surperforment en moyenne les actions des grands groupes sur longue période, aux côtés des facteurs valeur et diversification. Cette étude porte sur les petites capitalisations cotées, mais son enseignement s'étend aux startups, dont les taux de croissance potentiels s'accompagnent également d'un risque d'échec plus élevé que celui des entreprises matures.

Certains investisseurs providentiels ont fait fortune en misant tôt sur de futures startups devenues des géants technologiques : c'est le cas de Peter Thiel, qui a transformé un investissement de 500 000 dollars dans Facebook en 2004 en plus d'1 milliard de dollars de cessions à partir de l'introduction en bourse de 2012. Mais ces succès ne doivent pas occulter la réalité du jeu concurrentiel : aux États-Unis, près de la moitié des jeunes entreprises ferment après 5 ans d'existence, et environ deux tiers après 10 ans. Longtemps réservé aux professionnels du private equity, l'investissement dans des startups s'est démocratisé avec l'arrivée d'internet, ce qui a réduit le nombre d'intermédiaires et les frais associés, sans effacer le risque de perte en capital.

Comment investir dans une startup via le crowdfunding ?

Une première manière d’investir dans des startups est de passer par des plateformes de crowdfunding. Nommées Wiseed, Crowdcube ou Sowefund, elles ont fleuri sur le web au cours de ces dernières années et proposent aux particuliers d’investir dans des startups avec un ticket d’entrée accessible à toutes les bourses.

Plusieurs modes de financement sont à distinguer. Le crowdfunding est un prêt octroyé à l’entreprise en échange du paiement d’un taux d’intérêt ; le crowdequity donne à l’investisseur des actions de la société en échange de son investissement. Le premier présente un profil de risque différent du second car, en cas de faillite de l’entreprise, les créanciers sont prioritaires sur les actionnaires pour le remboursement de leur créance. À noter cependant que de nombreuses startups, particulièrement dans le domaine de l’informatique, possèdent peu d’actifs tangibles. Leur valeur de liquidation peut donc être proche de zéro, engendrant une perte sèche pour les prêteurs et les actionnaires.

Le rendement du second mode de financement est plus aléatoire, car dépendant non pas de la capacité financière de la firme à honorer ses dettes, mais de sa valorisation totale. Une entreprise qui survit financièrement peut ainsi enrichir ses créanciers tout en laissant ses actionnaires sur le carreau. En cause : une trésorerie insuffisante pour verser des dividendes, ou l’absence de progrès justifiant une hausse de sa valorisation. À l’inverse, si les bénéfices de la startup décollent, les actionnaires récoltent les fruits de leur investissement. Les créanciers, eux, ne touchent qu’un taux d’intérêt fixe, défini en amont lors de la contraction de l’emprunt.

FCPI et FIP donnent-ils encore droit à une réduction d'impôt en 2026 ?

Oui, mais de façon plus restreinte depuis le 21 février 2026. Les Fonds Communs de Placement dans l'Innovation (FCPI) et les Fonds d'Investissement de Proximité (FIP) sont deux véhicules permettant d'investir indirectement dans des startups ou des PME non cotées. Seuls les FCPI investis en jeunes entreprises innovantes (JEI) et les FIP Corse ou Outre-mer ouvrent encore droit à une réduction d'impôt sur le revenu de 30 % ; les FCPI et FIP classiques, investis plus largement en PME innovantes ou en PME régionales de métropole, ont perdu cet avantage fiscal à l'entrée.

Pour un FCPI orienté jeunes entreprises innovantes, le plafond de versement ouvrant droit à la réduction est de 75 000 euros pour une personne seule et 150 000 euros pour un couple marié ou pacsé, hors plafonnement global des niches fiscales. Pour un FIP Corse ou Outre-mer, le plafond reste de 12 000 euros pour une personne seule et 24 000 euros pour un couple, dans la limite de ce même plafonnement.

Concrètement, après avoir sélectionné le fonds qui l'intéresse, l'investisseur acquiert des parts auprès de son courtier ou de sa banque. Ces parts sont bloquées pour une durée déterminée par les gérants du fonds, le plus souvent 8 ans. Les FCPI et les FIP restent des placements de long terme, illiquides, comportant un risque de perte en capital ; les gains ou les pertes ne sont réalisés qu'au terme du blocage.

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Les fonds de capital-risque (Venture capital)

Les fonds de capital-risque sont spécialisés dans la prise de participation dans des sociétés non cotées (private equity), qui sont le plus souvent des startups. L’objectif de ces fonds n’est pas d’accompagner ces entreprises jusqu’à leur phase de maturité. Il s’agit plutôt de les amorcer, puis de les revendre dès que le business plan se matérialise par des recettes solides et en forte croissance.

Certains fonds de capital-risque sont cotés en bourse, à l'image d'Altamir (Euronext Paris), qui investit aux côtés des fonds Seven2 et Apax Partners et gère environ 1,3 milliard d'euros d'actifs, ou de Saratoga Investment Corp (NYSE : SAR), une société de développement (BDC) spécialisée dans le financement des entreprises américaines de taille intermédiaire. D'autres sont éligibles au PEA, à l'image de la holding néerlandaise Prosus, qui détient des participations dans Tencent et Udemy aux côtés de startups non cotées ; elle a cédé en 2026 sa participation historique dans Delivery Hero à Uber. Le fonds français Eurazeo, également coté à Paris, gère quant à lui près de 40 milliards d'euros d'actifs sous gestion, en hausse de 9 % sur un an. Sur longue période, le capital-risque et le private equity au sens large ont historiquement délivré des performances supérieures aux marchés actions cotés, en contrepartie d'une liquidité largement réduite.

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Startups : un pari à haut risque, à taille mesurée

Quel que soit le véhicule envisagé (crowdfunding, FCPI, FIP, fonds de capital-risque), une analyse approfondie de la startup ou du fonds est indispensable : solidité du projet, intégrité et antécédents de l'équipe dirigeante, présence ou non d'investisseurs institutionnels au capital. Ce travail de vérification effectué, il ne reste plus qu'à laisser le temps faire son œuvre pour, peut-être, dégager une plus-value, sans aucune garantie de succès.

Questions fréquentes

Quel est le montant minimum pour investir dans une startup ?

Il n'existe pas de seuil légal unique : les plateformes de crowdequity comme Wiseed ou Sowefund permettent d'investir à partir de quelques centaines d'euros, tandis que les FCPI, les FIP et les fonds de capital-risque institutionnels demandent le plus souvent un ticket d'entrée plus élevé, sans garantie de liquidité avant plusieurs années.

Quelle est la différence entre le crowdfunding et le crowdequity ?

Le crowdfunding en prêt octroie un taux d'intérêt fixe à l'investisseur, prioritaire sur les actionnaires en cas de faillite. Le crowdequity donne des actions de la startup : le gain dépend de sa valorisation future, avec un potentiel de perte en capital plus élevé.

Les FCPI et les FIP permettent-ils encore de réduire ses impôts en 2026 ?

Depuis le 21 février 2026, seuls les FCPI investis en jeunes entreprises innovantes et les FIP Corse ou Outre-mer ouvrent droit à une réduction d'impôt de 30 %. Les FCPI et FIP classiques, investis plus largement en PME, ont perdu cet avantage fiscal à l'entrée.

Peut-on investir dans le capital-risque via un PEA ou en bourse ?

Oui, certains acteurs du capital-risque et du private equity sont cotés en bourse, comme Altamir ou Saratoga Investment Corp, ou éligibles au PEA, comme la holding néerlandaise Prosus. Ces véhicules offrent une liquidité quotidienne, contrairement aux FCPI, FIP ou fonds non cotés.

Quel est le principal risque d'un investissement dans une startup ?

Le risque principal est la perte totale du capital investi : aux États-Unis, près de la moitié des jeunes entreprises ferment après 5 ans d'existence. L'investissement dans une startup est également illiquide, sans certitude de trouver un acheteur pour revendre ses parts.

À partir de quel patrimoine Finary One accompagne-t-il un investisseur en capital-risque ?

Finary One s'adresse aux investisseurs disposant d'au moins 500 000 euros d'actifs investissables. Un gestionnaire privé dédié aide à sélectionner les véhicules adaptés (FCPI JEI, FPCI, fonds de venture) et à dimensionner cette poche à risque élevé dans l'allocation globale.

Sources

Bpifrance Création, réduction d'impôt pour souscription de parts de fonds (FCPI et FIP)

LendingTree, analyse des données du Bureau of Labor Statistics sur le taux de survie des entreprises américaines

The Motley Fool, la stratégie d'investissement de Peter Thiel

Corporate Finance Institute, le modèle à trois facteurs de Fama et French

Altamir, présentation de la société

Saratoga Investment Corp, profil de la société

Prosus, cession de la participation résiduelle dans Delivery Hero

Eurazeo, résultats du premier semestre 2026

AMF, liste blanche PSCA, Finary SAS

Avertissements réglementaires : Communication à caractère promotionnel. L'investissement comporte un risque de perte en capital, partielle ou totale. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Cet article a un caractère informatif et pédagogique ; il ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation d'achat ou de vente, ni un conseil fiscal. Cet investissement présente un risque d'illiquidité (revente non garantie, horizon long) et un risque de perte en capital. Les revenus et valorisations ne sont pas garantis. Avant tout investissement, consultez le Document d'Informations Clés (DIC) et, le cas échéant, un conseiller habilité. Finary SAS, Entreprise d'Investissement agréée par l'ACPR sous le n°19283, membre de l'AMAFI. Courtier en Assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n°21001279, adhérent de la CNCGP (association agréée par l'AMF). Prestataire de Services sur Crypto-Actifs (PSCA) agréé par l'AMF sous le régime MiCA sous les références n°A2026-026 et n°N2026-008.

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Florian édite du contenu sur les thèmes de la finance, la bourse, les cryptomonnaies et l'immobilier. En tant que passionné de fintech, on le retrouve également en tant qu'auteur invité dans diverses études sectorielles et articles spécialisés.