

Quels ETF ou trackers choisir ? 5 conseils pour bien investir


Mis à jour le 29 juillet 2026
Bien choisir un ETF suppose d'analyser la classe d'actifs visée, le risque de change, la liquidité du support et sa compatibilité fiscale (PEA ou compte-titres). Cet article détaille les 5 critères clés pour construire un portefeuille diversifié.
Quels critères prendre en compte pour choisir un bon ETF ?
Le choix d'un ETF dépend d'abord de la classe d'actifs visée (actions, obligations, matières premières, devises), du risque de change et de la liquidité du support.
Il est important de se demander en premier lieu dans quel type d'actif on souhaite investir : les actions, les obligations, les matières premières, les devises, etc. Si vous souhaitiez investir dans l'or par exemple, mais qu'en analysant le marché vous vous rendiez compte que celui-ci est incertain et trop volatil aujourd'hui, le choix d'un ETF sur les matières premières, plus précisément sur les métaux précieux semble être un bon compromis. L'ETF sera moins exposé à des variations brutales. On comprend donc vite que le profil trader court terme type "scalpeur" ou "day trader" n'est pas compatible avec le fait de vouloir investir ETF.
Vous pouvez lire aussi notre article : Qu’est-ce qu’un ETF ?
L'investisseur en ETF recherche généralement une exposition diversifiée à moyen-long terme, étant rappelé que tout investissement comporte un risque de perte en capital. Il gardera dans son portefeuille de placement ses ETFs plusieurs mois, voire plusieurs années. Détenir un portefeuille ETF permet une exposition passive à un indice, sans garantie de rendement. Choisir un indice ETF permet également d'y consacrer moins de temps d'analyse, contrairement aux actions par exemple où il est important de se pencher sur l'état de santé d'une société. Prenons le cas des secteurs des assurances et du tourisme, il est tout à fait possible d'investir dans des ETFs assurance voyage, sans avoir à analyser en détail les données financières des entreprises qui constituent le tracker. Votre responsabilité sera simplement de savoir de quoi est constitué votre indice ETF et de son comportement de marché (analyse graphique).
L'ETF est côté sur des places boursières, comme une action. Il est possible de connaître son prix et de l'acheter et le vendre. Ceci offre une grande souplesse. Les frais de gestion des ETF sont généralement inférieurs à ceux des fonds gérés activement.
Les ETFs ont deux principaux inconvénients :
- Le risque de devise : selon les ETFs, certains seront cotés en euros, d'autres en dollars ou une autre devise. En tant qu'investisseur européen, il faut faire attention au risque de change. Si le dollar monte ou baisse par rapport à l'euro, cela va avoir une répercussion sur la valeur du portefeuille ETF. Le plus simple est d'acheter un ETF dans la devise de son pays de résidence.
- Faible liquidité dans certains cas : les ETFs les plus spécifiques, les plus pointus, sont parfois très peu liquides. Cela signifie qu'il y a peu d'échanges, et donc il est plus difficile d'en acheter et de les revendre au quotidien. Le mieux reste encore de constituer son portefeuille de placement avec des ETFs de grandes valeurs.
Quel est le conseil de Warren Buffett sur les ETF ?
Dans sa lettre aux actionnaires de Berkshire Hathaway de 2013, Warren Buffett explique avoir demandé au fiduciaire de la succession de sa femme de placer 90 % du capital dans un fonds indiciel S&P 500 à bas coût et 10 % en obligations d'État à court terme. Ce n'est pas la stratégie qu'il applique lui-même, car il pratique le "value investing", c'est-à-dire qu'il achète des actions sous-cotées et attend des mois, voire des années, pour qu'elles prennent de la valeur. Il recommande néanmoins cette allocation aux investisseurs moins expérimentés que lui.
Warren Buffett a déclaré que "la première règle est de ne pas perdre son argent et que la deuxième règle est de bien se souvenir de la première règle". Le niveau d'incertitude doit être minimisé, d'autant plus pour les novices. Les ETF répliquant des indices larges (SP500, CAC40) offrent une diversification importante qui réduit le risque lié à une entreprise individuelle, sans toutefois supprimer le risque de marché. Selon lui, la diversification et la simplicité sont des éléments centraux à considérer pour investir en ETF, étant entendu qu'aucun investissement n'est sans risque.
À titre purement illustratif et pédagogique, voici un exemple d'allocation diversifiée en ETF. Cet exemple ne constitue ni une recommandation, ni un conseil en investissement personnalisé :
Quels indices boursiers suivre ?
Les indices les plus suivis sont le S&P 500 aux États-Unis, le CAC 40 en France, le STOXX Europe 600 à l'échelle européenne et le Nikkei 225 au Japon.
Finalement, vous n'aurez pas besoin de suivre l'actualité boursière au quotidien une fois votre portefeuille ETF constitué. Toutefois, il est intéressant de se pencher sur certains indices boursiers avant d'investir. Si vous souhaitez acheter un ETF SP500 qui performe l'indice SP500 (indice des 500 premières entreprises des USA), il vous faudra a minima vous pencher sur l'évolution historique de cet indice. Si l'on reprend l'exemple des ETFs assurance voyage, il vous faudra analyser non seulement cet ETF mais aussi le comportement de certaines grandes actions afin de mieux appréhender le risque associé.
Une fois ce travail d'analyse graphique effectué en amont, vous pourrez laisser votre portefeuille suivre son cours, sans suivre quotidiennement les indices boursiers. Vous pourrez y revenir lorsque vous souhaiterez vendre. C'est tout l'avantage d'investir dans un ETF à long terme.
ETF et compte titres, PEA, sont-ils compatibles ?
Oui : les ETF sont compatibles à la fois avec le PEA et le compte-titres, sous réserve de choisir des trackers éligibles à chaque enveloppe. Le PEA (plan d'épargne en actions) est une enveloppe d'investissement fiscalement avantageuse réservée aux résidents fiscaux français. Il y a 3 critères pour détenir un portefeuille PEA :
- Être majeur;
- Être résident fiscal français;
- Un seul PEA par personne et maximum 2 par foyer fiscal.
Source : service-public.gouv.fr, PEA : conditions d'ouverture, consulté le 29/07/2026.
Le plafond de versement du PEA est de 150 000 €, la valeur du PEA pouvant dépasser ce montant grâce aux rendements des placements. Après 5 ans de détention, les gains réalisés au sein du PEA sont exonérés d'impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux restant dus. Il n'est possible d'acheter que certaines actions françaises et européennes bien ciblées.
Pour ceux qui souhaitent acheter des actions américaines, il vous faudra vous diriger vers un compte-titres afin d'acheter des ETFs spécifiques ou directement les actions souhaitées. Le PEA comme le compte titres sont compatibles avec les ETFs. La détention d'un portefeuille PEA en complément d'un compte titres présente l'avantage de pouvoir acheter des ETFs étrangers sur le compte titres et des ETFs français sur le PEA selon le cadre fiscal applicable à chaque enveloppe.
Vous pouvez lire aussi notre article : Guide ETF PEA : Notre sélection des meilleurs
La diversification, meilleure alliée de l'investisseur en ETF
Il vous faudra prendre le temps de vous demander quel tracker choisir. En fonction de vos centres d'intérêts, de vos prédispositions et de votre aversion aux risques, vous choisirez les ETFs que vous comprendrez le mieux. Les ETF permettent de mutualiser une partie du risque spécifique grâce à la diversification, sans pour autant pouvoir gommer totalement la part de risque systémique. N'hésitez pas à demander conseils sur la communauté Finary
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre un ETF et un tracker ?
ETF et tracker désignent le même produit financier : un fonds coté en bourse qui réplique la performance d'un indice, qu'il s'agisse d'actions, d'obligations ou de matières premières. Le terme ETF (Exchange Traded Fund) est la dénomination officielle, tracker en est simplement le nom usuel en français.
Un ETF est-il éligible au PEA ?
Certains ETF sont éligibles au PEA, notamment ceux qui répliquent directement des indices d'actions européennes, ainsi que des ETF à réplication synthétique qui répliquent des indices hors Europe (États-Unis, Japon, marchés émergents) tout en restant logés dans l'enveloppe fiscale du PEA.
Combien d'ETF faut-il pour diversifier son portefeuille ?
Il n'existe pas de nombre universel, mais un portefeuille de 5 à 8 ETF couvrant différentes zones géographiques (Europe, États-Unis, Asie, marchés émergents) et classes d'actifs (actions, obligations, monétaire) permet déjà d'obtenir une diversification satisfaisante pour un investisseur particulier.
Quels sont les frais à surveiller sur un ETF ?
Le principal frais est le TER (frais de gestion annuels), généralement compris entre 0,07 % et 0,60 % selon l'indice répliqué et son degré de spécialisation. Les frais de courtage facturés à l'achat et à la vente s'ajoutent ensuite selon le courtier utilisé.
Faut-il privilégier un ETF à réplication physique ou synthétique ?
Un ETF à réplication physique achète réellement les titres de l'indice qu'il suit, tandis qu'un ETF synthétique utilise un contrat d'échange (swap) avec une contrepartie bancaire. Les deux méthodes sont encadrées par la réglementation UCITS (les fonds européens harmonisés), avec des frais et un risque de contrepartie différents.
Sources
Service-public.gouv.fr, PEA : conditions d'ouverture, plafond et fiscalité
Berkshire Hathaway, lettre aux actionnaires 2013
JustETF, fiche Amundi Core STOXX Europe 600 UCITS ETF
JustETF, fiche Amundi PEA S&P 500 UCITS ETF
JustETF, fiche Amundi ETF PEA Japon TOPIX
JustETF, fiche Amundi ETF PEA MSCI Emerging Markets
JustETF, fiche Amundi MSCI AC Asia Pacific Ex Japan UCITS ETF
JustETF, fiche Amundi Index MSCI World SRI PAB UCITS ETF








