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Florian Corteel
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31/7/2026

Investir dans les obligations : le guide complet

Rédigé par
Florian Corteel
Édité par
Florian Corteel
Illustration 3D minimaliste beige d'un certificat enroulé scellé, de pièces empilées et d'une flèche ascendante, symbolisant l'investissement dans les obligations.

Mis à jour le 31 juillet 2026

Investir dans les obligations consiste à prêter de l'argent à un État ou à une entreprise en échange d'intérêts réguliers (les coupons) et du remboursement du capital à l'échéance. C'est une classe d'actifs recherchée pour générer des revenus et diversifier un portefeuille, qui revient sur le devant de la scène avec la hausse des taux et de l'inflation.

L'essentiel
  • Le prix d'une obligation évolue à l'inverse des taux : quand les taux montent, la valeur des titres déjà émis baisse.
  • La notation de l'émetteur sépare l'Investment Grade (AAA à BBB-) du High Yield (BB+ et moins), plus rémunérateur mais plus risqué.
  • Trois voies d'accès coexistent : les fonds obligataires, les ETF obligataires cotés en continu et les obligations achetées en direct.
  • En France, les coupons sont imposés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, sauf option pour le barème.
  • Le risque de défaut de l'émetteur, le risque de liquidité et le risque de réinvestissement s'ajoutent au risque de taux.

Qu'est-ce qu'une obligation ?

Une obligation est une reconnaissance de dette négociable. Trois paramètres la définissent : le coupon versé chaque année, la maturité à laquelle le capital est remboursé, et la notation de l'émetteur qui mesure son risque de défaut.

Définition de l’obligation

L'obligation est un titre de créance émis par une entreprise, un État ou une collectivité territoriale pour se financer sur les marchés financiers. Lorsqu'un investisseur achète une obligation, il prête de l'argent à l'émetteur, qui en échange s'engage à verser des intérêts réguliers, appelés coupons, et à rembourser le capital à l'échéance du titre.

Dans cet épisode de Finary Talk, Thomas Veit explique pourquoi la remontée des taux a redonné de l'intérêt au marché obligataire.

Caractéristiques principales d'une obligation

  • Coupon : il s'agit de la rémunération versée aux détenteurs d'obligations, généralement sur une base annuelle ou semestrielle. Son montant peut être fixe ou variable.
  • Maturité (ou échéance) : la durée de vie de l'obligation, au terme de laquelle l'émetteur rembourse le capital emprunté. Elle peut varier de quelques mois à plusieurs dizaines d'années.
  • Valeur nominale : montant du capital emprunté, représentant la valeur d'une obligation lors de son émission.

Quels sont les différents types d’obligations ?

Parmi les différentes catégories d'obligations, on peut distinguer :

  1. Obligations d'État : émises par les États pour financer leurs dépenses publiques. Elles sont généralement considérées comme moins risquées que les obligations d'entreprise, sans pour autant être exemptes de risque.
  2. Obligations d'entreprise : émises par les sociétés pour financer leurs investissements, leurs projets de développement ou pour refinancer leur dette existante.
  3. Obligations convertibles : elles offrent la possibilité à l'investisseur de les convertir en actions de la société émettrice à une date ou selon des conditions déterminées à l'avance.
  4. Obligations perpétuelles : ces titres n'ont pas de date d'échéance fixe, et les intérêts versés par l'émetteur sont considérés comme une rémunération à vie.

Comment fonctionne une obligation ?

Lorsqu'un investisseur achète une obligation, il prête de l'argent à l'émetteur en échange de la rémunération sous forme de coupons. Les coupons sont généralement versés annuellement ou semestriellement, avec un taux d'intérêt fixe ou variable. À la date de maturité, l'émetteur rembourse le capital emprunté aux détenteurs d'obligations.

Les agences de notation et leurs critères

Les agences de notation évaluent la solvabilité des émetteurs d'obligations en attribuant des notes en fonction de leur capacité à honorer leurs engagements financiers. Leur rôle est de fournir aux investisseurs une indication sur le risque de défaut de l'émetteur. Les principales agences de notation sont Standard & Poor's, Moody's et Fitch. Leurs évaluations sont basées sur de nombreux critères tels que la qualité de la gestion, la santé financière de l'entreprise, l'endettement et la conjoncture économique.

Les notations se répartissent en deux grandes familles : l'Investment Grade (IG), de AAA à BBB-, et le High Yield (HY), de BB+ à D. La frontière entre les deux est structurante : de nombreux investisseurs institutionnels, fonds de pension et compagnies d'assurance en tête, ont l'interdiction statutaire de détenir du High Yield.

Le High Yield, aussi appelé junk bond ou obligation à haut rendement, présente un risque de défaut nettement supérieur, compensé par un coupon plus élevé.

Note (S&P / Fitch)Équivalent Moody'sCatégorieQualité de crédit
AAAAaaInvestment GradeLa plus élevée, risque de défaut extrêmement faible
AAAaInvestment GradeTrès haute, risque de défaut très faible
AAInvestment GradeHaute, risque de défaut modéré
BBB à BBB-Baa à Baa3Investment GradeSatisfaisante, dernier échelon avant le High Yield
BB+ à B-Ba1 à B3High YieldSpéculative, sensible à la conjoncture
CCC à CCaa à CHigh YieldTrès spéculative, défaut probable
DDHigh YieldDéfaut de paiement constaté
Bon à savoir : le cercle des États notés AAA par les trois grandes agences est très étroit. Au 30 juillet 2026, il compte l'Allemagne, l'Australie, le Canada, le Danemark, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, Singapour, la Suède et la Suisse. La France n'en fait plus partie depuis 2012, et les États-Unis en sont sortis en 2025. Une note AAA ne supprime pas le risque : elle signale la probabilité de défaut la plus faible de l'échelle.

Les facteurs qui influencent le prix des obligations

Taux d'intérêt directeurs

Les taux d'intérêt directeurs jouent un rôle clé dans la détermination du prix des obligations. Ces taux sont fixés par les banques centrales et servent de référence pour les taux d'intérêt du marché. Lorsque les taux directeurs augmentent, cela entraîne généralement une hausse des taux d'intérêt sur le marché obligataire.

Ce phénomène a pour effet de diminuer la valeur des obligations existantes par rapport aux nouvelles obligations émises avec des taux d'intérêt plus élevés. En revanche, lorsque les taux directeurs baissent, cela implique une baisse des taux d'intérêt sur le marché obligataire, et les obligations existantes deviennent ainsi plus attractives et leur valeur augmente.

Prime de risque

Les obligations, qui sont des titres de dette émis par des sociétés ou des gouvernements, peuvent être classées en fonction du niveau de risque. Les investisseurs comparent généralement le rendement des obligations d'entreprise à celui des obligations réputées parmi les moins risquées (dites « refuges »), telles que celles émises par l'État allemand en Europe et par l'État américain aux États-Unis. Les écarts de rendement reflètent la « prime de risque », c'est-à-dire la rémunération supplémentaire que les investisseurs exigent pour détenir des obligations plus risquées.

Les facteurs influençant la prime de risque sont divers et incluent la santé financière de l'émetteur, les perspectives économiques, la liquidité de l'obligation, et les conditions du marché. Un émetteur dont la santé financière est moins solide offrira une prime de risque plus élevée pour attirer les investisseurs, ce qui aura pour conséquence d'augmenter le rendement exigé par ces derniers, et donc de diminuer le prix de l'obligation.

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L'impact des décisions des banques centrales

Politiques monétaires et leurs effets

Les décisions des banques centrales, telles que la Banque Centrale Européenne (BCE) ou la Réserve fédérale américaine (Fed), ont un impact significatif sur les marchés obligataires. L'une de leurs principales missions consiste à contrôler les taux directeurs qui influent sur les taux d'intérêt du marché.

Les taux d'intérêt ont fortement augmenté entre 2022 et 2023 : le taux de la facilité de dépôt de la Banque centrale européenne (BCE) est passé de -0,50 % à 4,00 %, son plus haut historique, atteint le 20 septembre 2023. La BCE l'a ensuite abaissé en huit étapes jusqu'à 2,00 %, avant de le relever à 2,25 % le 17 juin 2026. Selon la Banque centrale européenne, ce taux de la facilité de dépôt s'établit à 2,25 % depuis le 17 juin 2026. Ces ajustements servent le mandat de stabilité des prix de l'institution, qui vise une inflation de 2 % à moyen terme.

Les politiques monétaires adoptées par les banques centrales peuvent se traduire par des achats d'obligations sur les marchés, ce qui augmente la demande et influence les rendements obligataires. En outre, ces politiques affectent également les taux d'intérêt à long terme, qui subissent un effet de signal et un effet de recomposition des portefeuilles des agents.

Objectifs des banques centrales

Le contrôle de l'inflation et la stimulation de la croissance économique sont deux objectifs majeurs des banques centrales. Pour atteindre ces objectifs, les banques centrales modifient les taux directeurs et mettent en place des politiques monétaires appropriées, telles que l'achat d'obligations sur les marchés.

En contrôlant l'inflation, les banques centrales visent à préserver la stabilité des prix et la valeur réelle des actifs, y compris les obligations. Cela favorise la confiance des investisseurs et améliore la prévisibilité des rendements obligataires.

Stratégies d'investissement dans les obligations

Gestion active vs passive

La gestion active implique que les investisseurs et les gestionnaires de portefeuille sélectionnent et gèrent activement les obligations dans le but de surperformer un indice de référence. Ceci est réalisé en ajustant la composition et le poids des différentes obligations dans le portefeuille, en fonction des conditions de marché, des perspectives économiques et des profils de risque.

La gestion passive, en revanche, suit simplement un indice obligataire déterminé, avec pour objectif de répliquer sa performance. Cette approche est souvent moins coûteuse et moins complexe que la gestion active. Les fonds indiciels et les ETF (fonds négociés en bourse) sont des exemples courants de gestion passive dans les investissements obligataires.

Couverture contre la hausse des taux (hedging)

La couverture implique l'utilisation de divers instruments financiers ou tactiques pour réduire le risque de perte en cas de mouvements de marché défavorables, tels que des hausses des taux d'intérêt. Une hausse des taux peut en effet provoquer une baisse de la valeur des obligations existantes en portefeuille. Les investisseurs peuvent recourir à des contrats à terme, des options sur taux d'intérêt ou des swaps pour se protéger contre ce risque.

La stratégie ladder

Graphique de la stratégie ladder : des obligations arrivant à échéance chaque année, réinvesties sur de nouvelles échéances.
La stratégie ladder échelonne les échéances : chaque obligation remboursée est réinvestie sur une maturité plus longue.

La stratégie dite ladder consiste à construire un portefeuille d'obligations avec des échéances réparties sur une période de temps, généralement plusieurs années. Cette approche permet de réduire l'impact des fluctuations des taux d'intérêt et d'augmenter la diversification du portefeuille. À chaque échéance d'une obligation, les investisseurs peuvent réinvestir les fonds dans une nouvelle obligation ayant une échéance plus longue, de manière à maintenir une répartition équilibrée des échéances.

En investissant dans des obligations à différentes échéances, les investisseurs bénéficient d'une protection contre les fluctuations des taux d'intérêt et d'un rendement potentiellement stable. De plus, cette stratégie peut offrir une certaine liquidité, car une partie du portefeuille arrive à échéance régulièrement, fournissant ainsi des fonds pouvant être réinvestis ou utilisés pour d'autres besoins.

Quels sont les risques sur le marché obligataire ?

Quatre risques principaux pèsent sur un portefeuille obligataire : le risque de taux, le risque de crédit, le risque de liquidité et le risque de réinvestissement. Ils se cumulent et aucun placement obligataire n'en est totalement exempt.

Risque de taux d'intérêt

Le risque de taux d'intérêt est lié aux variations des taux d'intérêt sur le marché. Lorsque les taux d'intérêt augmentent, les prix des obligations en circulation peuvent diminuer, entraînant une perte en capital pour les détenteurs d'obligations. Inversement, si les taux d'intérêt diminuent, les obligations existantes deviennent plus attractives, entraînant une hausse de leur valeur.

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Risque de crédit

Le risque de crédit concerne la capacité de l'émetteur d'une obligation à rembourser le capital et à verser les intérêts. Si l'émetteur fait défaut ou est incapable de payer ses dettes, les détenteurs d'obligations peuvent subir des pertes. Ce risque est généralement fonction de la qualité de crédit de l'émetteur et peut varier considérablement d'une obligation à l'autre.

Risque de liquidité

Le risque de liquidité fait référence à la facilité avec laquelle une obligation peut être achetée ou vendue sur le marché. Si une obligation est moins liquide, il se peut qu'il soit difficile de la vendre à un prix équitable, surtout en période de turbulence financière. Les obligations émises par des entreprises ou des gouvernements moins connus ou moins solvables peuvent présenter un risque de liquidité plus élevé.

Risque de réinvestissement

Le risque de réinvestissement est lié à la possibilité que les taux d'intérêt baissent lorsque les détenteurs d'obligations doivent réinvestir les intérêts reçus ou le capital remboursé à l'échéance des obligations. Si les taux d'intérêt sont bas, les investisseurs peuvent être contraints de réinvestir à des rendements moins élevés, ce qui peut affecter leur rendement global.

Dans quelles obligations investir ?

Il n'existe pas d'obligation universelle : le choix dépend de l'horizon de placement et de la tolérance au risque. Un portefeuille type combine une poche de rendement en crédit d'entreprise court terme et une poche de couverture en dette souveraine longue.

Bon à savoir : Voici un exemple de portefeuille classique pour s’exposer à la classe obligataire.
On y retrouve deux poches : la poche de rendement qui va apporter la performance ainsi que la poche tactique / couverture qui permettra de se hedger.

Poche rendement : 70 %

InstrumentCode ISINNom de l'ETFFrais (TER)Rendement à l'échéance (YTM)Duration
EBBB FP EquityLU1525418643Amundi EUR Corporate Bond 1-5Y ESG UCITS ETF DR0,20 %3,50 %2,68
EUNT GY EquityIE00B4L60045iShares EUR Corporate Bond 1-5yr UCITS ETF0,20 %3,27 %2,76
IHYG LN EquityIE00B66F4759iShares EUR High Yield Corporate Bond UCITS ETF0,50 %5,48 %2,43

Frais courants (TER) relevés sur JustETF le 31 juillet 2026. Rendement à l'échéance et duration : iShares EUR Corporate Bond 1-5yr au 22 juin 2026 et iShares EUR High Yield Corporate Bond au 27 juillet 2026 (source BlackRock), Amundi EUR Corporate Bond 1-5Y ESG en mai 2026 (source Amundi). Données indicatives, non garanties ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Poche tactique / couverture : 30 %

InstrumentCode ISINNom de l'ETFFrais (TER)Stratégie et duration
LYX7 GY EquityLU1407888053Amundi US Treasury Bond 7-10Y UCITS ETF Dist0,06 %partie longue, duration 7,34
IBB1 GY EquityIE00BGPP6697iShares USD Treasury Bond 7-10yr UCITS ETF EUR Hedged (Dist)0,10 %partie longue, dollar couvert contre l'euro
US10 FP EquityLU1407890620Amundi US Treasury Bond Long Dated UCITS ETF Dist0,06 %partie ultra longue, duration 15,84
DTLE LN EquityIE00BD8PGZ49iShares USD Treasury Bond 20+yr UCITS ETF EUR Hedged (Dist)0,10 %partie ultra longue, duration effective 15,45 au 5 janvier 2026, dollar couvert contre l'euro

Frais courants (TER) relevés sur JustETF le 31 juillet 2026. Durations Amundi constatées en mai 2026 (source Amundi). Exemple de portefeuille fourni à titre illustratif et pédagogique. Ces ETF comportent un risque de perte en capital, de taux et de change ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Quelles enveloppes et produits utiliser pour s'exposer aux obligations ?

Trois produits donnent accès au marché obligataire : les fonds obligataires, les ETF obligataires et les obligations en direct. Côté enveloppe, ils se logent dans un compte-titres ordinaire (CTO) ou dans un contrat d'assurance-vie, jamais dans un PEA, réservé aux actions européennes.

Les fonds obligataires

Les fonds obligataires sont des portefeuilles composés d'obligations gérés par des professionnels, qui permettent aux investisseurs de diversifier leurs investissements obligataires sans avoir à acheter chaque obligation individuellement. Ces fonds peuvent être actifs ou passifs, et investissent généralement dans des obligations d'entreprises ou d'États. Pour bénéficier d'une fiscalité avantageuse, il est important de choisir l'enveloppe fiscale adaptée.

Les ETF obligataires

Les ETF obligataires sont des paniers d'obligations cotés en bourse qui répliquent un indice boursier, tout comme les ETF en actions. Ils offrent une exposition diversifiée aux marchés obligataires, avec des frais de gestion généralement plus faibles que les fonds obligataires traditionnels. Un exemple d'ETF obligataire est celui qui suit l'indice Bloomberg Barclays Global Aggregate Bond Index, représentant l'ensemble des obligations mondiales.

Les obligations individuelles

Investir dans des obligations individuelles permet aux investisseurs d'acheter directement des obligations émises par des entreprises ou des États. Cela offre un contrôle total sur les titres détenus dans le portefeuille, y compris les choix de duration et de qualité de crédit. Toutefois, cela peut nécessiter plus de temps et d'efforts pour rechercher et gérer les titres, ainsi qu'un montant d'investissement plus important pour assurer une diversification suffisante. Avant de se lancer, il est essentiel de comprendre le marché obligataire et de prendre en compte les risques associés.

Comment sont imposées les obligations en France ?

Sur un compte-titres ordinaire, les coupons et les plus-values de cession relèvent du prélèvement forfaitaire unique (PFU), au taux de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026 : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Le contribuable peut renoncer au PFU et opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu, une option globale qui s'applique alors à l'ensemble de ses revenus de capitaux mobiliers de l'année.

Loger ses obligations dans un contrat d'assurance-vie change la logique : les gains ne sont imposés qu'au moment d'un rachat, et le contrat ouvre droit à un abattement annuel sur les gains après huit ans de détention. Le PEA, lui, est fermé aux obligations : il n'accepte que les actions et les fonds investis majoritairement en actions européennes.

Quelle allocation globale de portefeuille avec des obligations ?

Il n'existe pas d'allocation obligataire idéale. En pratique, la part d'obligations augmente à mesure que l'horizon se raccourcit et que la tolérance au risque diminue, le reste du portefeuille étant consacré à investir en bourse et à d'autres classes d'actifs.

Importance de la diversification

La diversification est un élément clé de la gestion de portefeuille. Elle permet de répartir les risques entre différents types d'actifs et d'éviter les fluctuations de performance dues à la concentration sur une seule catégorie. Les obligations sont des instruments à revenu fixe qui peuvent offrir un potentiel de rendement plus stable et moins volatil que les actions, tout en générant des revenus réguliers. Ainsi, investir une partie de votre portefeuille dans des obligations peut contribuer à la diversification de vos placements et réduire le risque global.

Allocation en fonction de l'horizon d'investissement et de la tolérance au risque

L'allocation de portefeuille pour les obligations dépendra de l'horizon d'investissement et de la tolérance au risque de chaque investisseur. Pour ceux qui ont un horizon d'investissement à long terme et une tolérance au risque élevée, une part plus importante peut historiquement être orientée vers des actifs plus risqués, tels que les actions. En revanche, pour les investisseurs qui préfèrent minimiser le risque ou qui ont un horizon d'investissement à court terme, une allocation plus importante en obligations est souvent observée.

Il est possible de diversifier davantage l'allocation obligataire en répartissant les investissements entre les obligations d'État et les obligations d'entreprise, ainsi qu'entre différentes régions.

Rééquilibrage périodique du portefeuille

Le rééquilibrage est une étape essentielle pour maintenir l'allocation de portefeuille souhaitée et pour gérer efficacement les risques. Le rééquilibrage implique de vendre des actifs qui ont surperformé et d'acheter des actifs qui ont sous-performé, afin de revenir à la répartition initiale des actifs. Cette stratégie permet de s'assurer que l'exposition aux différentes classes d'actifs reste conforme aux objectifs initiaux et à la tolérance au risque de l'investisseur.

Le rééquilibrage périodique du portefeuille est particulièrement important en ce qui concerne les obligations, car les conditions du marché et les taux d'intérêt peuvent évoluer et avoir un impact sur les rendements obligataires. Il est donc crucial de surveiller et d'ajuster régulièrement l'allocation en obligations en fonction de l'évolution des marchés et des objectifs de l'investisseur.

Des applications comme Finary permettent de centraliser le suivi de ses positions obligataires aux côtés du reste de son patrimoine, tous courtiers confondus, et de visualiser la part réelle de chaque classe d'actifs.

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Questions fréquentes

Quel est l'intérêt d'acheter des obligations ?

Une obligation procure un revenu connu à l'avance, le coupon, et le remboursement du capital à l'échéance si l'émetteur ne fait pas défaut. Elle amortit généralement la volatilité d'un portefeuille actions, sans garantie : sa valeur de marché varie avec les taux.

Quels facteurs analyser avant d'acheter une obligation ?

Quatre éléments comptent : la notation de l'émetteur, qui mesure le risque de défaut, la maturité, la duration, qui indique la sensibilité du prix aux taux, et le rendement à l'échéance. Il faut ensuite les confronter à son horizon de placement.

Qu'est-ce qu'un ETF obligataire ?

Un ETF obligataire est un fonds coté en bourse qui réplique un indice d'obligations. Il donne accès à des centaines de titres en une seule ligne, avec des frais réduits, et se négocie en continu comme une action.

Comment sont imposées les obligations en France ?

Sur un compte-titres ordinaire, les coupons et les plus-values relèvent du prélèvement forfaitaire unique, soit 31,4 % depuis le 1er janvier 2026 : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. L'option pour le barème progressif reste possible.

Peut-on détenir des obligations dans un PEA ?

Non. Le plan d'épargne en actions (PEA) est réservé aux actions et aux fonds investis majoritairement en actions européennes. Pour détenir des obligations, il faut passer par un compte-titres ordinaire ou par les unités de compte d'un contrat d'assurance-vie.

Obligations ou fonds en euros : quelles différences ?

Le fonds en euros d'une assurance-vie est lui aussi investi majoritairement en obligations, mais son capital est protégé par l'assureur. En détention directe, l'investisseur supporte les variations de prix et le risque de défaut de l'émetteur, en contrepartie d'un rendement potentiellement supérieur.

Sources

Autorité des marchés financiers, comprendre les obligations avant d'investir

Banque centrale européenne, taux d'intérêt directeurs de la BCE

Service-Public, évolution du taux du prélèvement forfaitaire unique (PFU) au 1er janvier 2026

JustETF, fiche Amundi EUR Corporate Bond 1-5Y ESG UCITS ETF DR (LU1525418643)

JustETF, fiche iShares EUR Corporate Bond 1-5yr UCITS ETF (IE00B4L60045)

JustETF, fiche iShares EUR High Yield Corporate Bond UCITS ETF (IE00B66F4759)

JustETF, fiche Amundi US Treasury Bond 7-10Y UCITS ETF Dist (LU1407888053)

JustETF, fiche iShares USD Treasury Bond 7-10yr UCITS ETF EUR Hedged (IE00BGPP6697)

JustETF, fiche Amundi US Treasury Bond Long Dated UCITS ETF Dist (LU1407890620)

JustETF, fiche iShares USD Treasury Bond 20+yr UCITS ETF EUR Hedged (IE00BD8PGZ49)

Avertissements réglementaires : Communication à caractère promotionnel. L'investissement comporte un risque de perte en capital, partielle ou totale. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Cet article a un caractère informatif et pédagogique ; il ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation d'achat ou de vente, ni un conseil fiscal. Avant tout investissement, consultez le Document d'Informations Clés (DIC) et, le cas échéant, un conseiller habilité. Finary SAS, Entreprise d'Investissement agréée par l'ACPR sous le n°19283, membre de l'AMAFI. Courtier en Assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n°21001279, adhérent de la CNCGP (association agréée par l'AMF). Prestataire de Services sur Crypto-Actifs (PSCA) agréé par l'AMF sous le régime MiCA sous les références n°A2026-026 et n°N2026-008.

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Éditeur de contenus Finance
Florian édite du contenu sur les thèmes de la finance, la bourse, les cryptomonnaies et l'immobilier. En tant que passionné de fintech, on le retrouve également en tant qu'auteur invité dans diverses études sectorielles et articles spécialisés.

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