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Candice Lemoigne
Autrice économique @ Finary
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28/7/2026

5 erreurs qui vous empêchent d'épargner

Rédigé par
Candice Lemoigne
Édité par
Candice Lemoigne
Illustration 3D beige d'un carnet de comptes ouvert avec un stylo et quelques pièces, symbolisant le suivi du budget et l'épargne.

Mis à jour le 28 juillet 2026

Les Français font partie des meilleurs épargnants au monde. Pourtant, la plupart laissent leur argent dormir là où il perd de la valeur.

Épargner est la première étape pour se construire un patrimoine, mais cinq erreurs reviennent sans cesse et bloquent la progression. Que vous gagniez 1 500 € ou 6 000 € par mois, les bonnes habitudes sont les mêmes.

Voici ces cinq erreurs, et comment les corriger.

L'essentiel
  • Laisser son épargne sur un livret ou un compte courant lui fait souvent perdre du pouvoir d'achat : investie, elle profite des intérêts composés.
  • Sans objectif chiffré ni règle de répartition (comme le 50/30/20), l'effort d'épargne ne tient pas dans la durée.
  • On ne peut pas optimiser ce qu'on ne suit pas : connaître ses entrées et sorties est la base.
  • Toutes les dépenses ne se valent pas ; distinguer dépenses discrétionnaires et stratégiques aide à couper le superflu sans tout sacrifier.
  • La règle la plus efficace est de se payer en premier, via un virement automatique en début de mois.

Erreur n° 1 : ne pas avoir compris l'importance d'épargner

Beaucoup sous-estiment à quel point la façon d'épargner compte. Les Français épargnent beaucoup (autour de 20 % de leurs revenus), mais n'orientent qu'environ un tiers de cette épargne vers des placements financiers : livrets et comptes courants restent les supports préférés.

Cela pose deux problèmes. Le premier, c'est l'inflation. En 2023, avec une inflation autour de 4,9 %, un Livret A rémunéré 3 % faisait perdre environ 1,9 % de pouvoir d'achat par an. Sur un compte courant, la rémunération est nulle, et c'est votre banque qui place l'argent à votre place.

Le second, c'est le potentiel manqué des intérêts composés, ce mécanisme où les gains produisent à leur tour des gains. Selon une formule souvent attribuée à Einstein, « celui qui les comprend s'enrichit, celui qui ne les comprend pas les paie ».

Un exemple parle de lui-même. En mettant de côté environ 400 € par mois pendant 40 ans, vous accumulez 192 000 € sous le matelas. Investie à 6 % par an, la même somme atteint théoriquement 742 857 €. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Barres comparant, pour 400 € par mois pendant 40 ans, l'épargne non placée (192 000 €) et l'épargne investie à 6 % par an (742 857 €).
400 € par mois pendant 40 ans donnent 192 000 € laissés de côté, contre environ 742 857 € investis à 6 % par an. Exemple illustratif. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Ce qui compte n'est donc pas tant d'investir beaucoup, mais d'investir tôt et régulièrement.

Erreur n° 2 : ne pas se fixer d'objectif ni de système

Sans raison claire d'épargner, l'effort ne tient pas. La solution est de partir d'un objectif chiffré, ou d'adopter une règle de répartition simple.

Première approche : l'objectif concret. Si vous voulez 50 000 € d'apport pour un achat immobilier dans 5 ans, il vous faut épargner environ 755 € par mois placés à 5 %. Vous savez alors pourquoi vous mettez cette somme de côté, et il est plus facile de s'y tenir.

Deuxième approche : une règle toute faite, comme le 50/30/20, qui répartit vos revenus en trois blocs.

Part du revenuPosteExemples
50 %Besoins essentielsLogement, nourriture, santé
30 %EnviesShopping, restaurants, loisirs
20 %ÉpargneMatelas de sécurité, investissement

Vous pouvez adapter ces proportions (par exemple 40/40/20) selon votre situation. Une seule limite : viser au minimum 15 % d'épargne.

Erreur n° 3 : ne pas suivre son budget

On ne peut pas optimiser ce qu'on ne mesure pas. Sans vision claire de ce qui entre et sort, impossible de piloter ses finances.

Suivre son budget permet de contrôler où va votre argent, de repérer les abonnements oubliés ou les petites dépenses invisibles, d'éviter les découverts et d'atteindre plus facilement ses objectifs. Ce n'est pas s'auto-surveiller, c'est garder le contrôle et couper le superflu.

Trois solutions existent : tout noter dans un carnet, utiliser un tableur, ou passer par une application de gestion de budget. Cette dernière option demande le moins d'effort, car le suivi est automatique et rétroactif : vos dépenses sont catégorisées toutes seules.

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Revenu mensuel2 500 €
Dépenses1 090 €
Investissement400 €
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Investissement400 €
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Erreur n° 4 : ne pas maîtriser ses dépenses

Toutes les dépenses ne se valent pas. Pour y voir clair, on peut les classer en deux catégories.

Les dépenses discrétionnaires procurent un plaisir immédiat mais aucun bénéfice à long terme : un vêtement tendance, un crédit à la consommation, un fast-food livré, un verre en terrasse. Le moyen le plus simple de les réduire est d'analyser les dépenses récurrentes, en particulier les abonnements.

Les dépenses stratégiques, elles, ne sont pas indispensables mais utiles sur le long terme : une alimentation saine, la formation (« the more you learn, the more you earn ½, selon Warren Buffett), le sport, ou une dépense qui vous libère du temps.

L'idée n'est pas de tout couper : il y a de bonnes dépenses. L'objectif est de choisir en conscience où va chaque euro.

Erreur n° 5 : ne pas se payer en premier

C'est l'erreur la plus coûteuse : attendre la fin du mois pour épargner ce qu'il reste. En pratique, il ne reste presque rien, car voir une somme disponible sur son compte pousse à la dépenser.

Ce biais porte un nom : l'illusion de richesse. Le prix Nobel d'économie Richard Thaler l'a théorisé sous le terme de comptabilité mentale : selon l'endroit où se trouve l'argent, on ne lui accorde pas la même valeur. L'argent d'un compte courant « semble » fait pour être dépensé, celui d'un compte d'investissement, non.

La bonne habitude consiste à inverser l'ordre : se payer en premier. Programmez un virement automatique vers votre compte d'investissement en début de mois. Vous ne verrez pas la somme passer, donc vous ne serez pas tenté de la dépenser. Moins il y a de friction pour investir, plus vous investissez.

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Questions fréquentes

Combien faut-il épargner chaque mois ?

Il n'y a pas de montant universel, mais un repère : viser au minimum 15 % de ses revenus. La règle du 50/30/20 propose d'y consacrer 20 %. L'essentiel est de fixer un taux réaliste et tenable, puis de l'augmenter progressivement.

Qu'est-ce que la méthode 50/30/20 ?

C'est une règle de répartition du revenu : 50 % pour les besoins essentiels (logement, nourriture, santé), 30 % pour les envies (loisirs, shopping) et 20 % pour l'épargne et l'investissement. Elle peut s'adapter, par exemple en 40/40/20, selon votre situation.

Faut-il épargner ou investir ?

Les deux, mais pas au même endroit. Une épargne de précaution reste sur un livret disponible. Le reste gagne à être investi : laissé sur un livret ou un compte courant, l'argent perd souvent du pouvoir d'achat face à l'inflation. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Comment tenir son épargne chaque mois ?

La méthode la plus efficace est de se payer en premier : un virement automatique vers un compte d'investissement en début de mois, avant toute dépense. En réduisant la friction, vous épargnez sans y penser et sans être tenté de dépenser la somme.

Sources

AMF - Baromètre de l'épargne et de l'investissement 2023
Banque de France - la culture financière des Français
Statista - taux d'épargne des ménages dans le monde

Avertissements réglementaires : Communication à caractère promotionnel. L'investissement comporte un risque de perte en capital, partielle ou totale. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Cet article a un caractère informatif et pédagogique ; il ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation d'achat ou de vente, ni un conseil fiscal. Avant tout investissement, consultez le Document d'Informations Clés (DIC) et, le cas échéant, un conseiller habilité. Finary SAS, Entreprise d'Investissement agréée par l'ACPR sous le n°19283, membre de l'AMAFI. Courtier en Assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n°21001279, adhérent de la CNCGP (association agréée par l'AMF). Prestataire de Services sur Crypto-Actifs (PSCA) agréé par l'AMF sous le régime MiCA sous les références n°A2026-026 et n°N2026-008.

Édité par
Candice Lemoigne
Autrice économique @ Finary
Rédigé par
Candice Lemoigne
Autrice économique @ Finary
Candice est autrice économique chez Finary, où elle relie grandes tendances économiques et finance personnelle.

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