

Meilleurs ETF Amérique Latine: Guide d'investissement 2026



Mis à jour le 28 juillet 2026
Les meilleurs ETF pour investir en Amérique Latine sont l'iShares MSCI EM Latin America UCITS ETF (physique, distribuant), l'Amundi MSCI EM Latin America (capitalisant) et l'Amundi PEA MSCI Emerging Latin America, le principal éligible au PEA. Ce guide compare leurs frais, leur encours et leur mode de réplication pour diversifier votre portefeuille sur les marchés émergents.
Pourquoi investir en Amérique Latine avec des ETF ?
Investir en Amérique Latine via des ETF permet d'accéder en une seule ligne à des dizaines d'entreprises brésiliennes, mexicaines ou chiliennes, à moindres frais et sans les contraintes d'achat d'actions locales. En contrepartie, la région reste volatile et exposée au risque de change.
Pourquoi investir en Amérique Latine ?

L’Amérique Latine attire de plus en plus d’investisseurs. Cette région connaît de profondes transformations économiques. Une population jeune, une urbanisation rapide et des ressources naturelles abondantes stimulent la croissance.
Le Brésil, le Mexique, le Chili et la Colombie ne se limitent plus à l’exportation de matières premières. Ces pays abritent désormais des banques innovantes, des entreprises minières majeures, des fintechs dynamiques et des sociétés de consommation qui profitent de l’essor d’une classe moyenne.

Investir en Amérique Latine permet de diversifier un portefeuille souvent trop exposé à l’Europe ou aux États-Unis. Les marchés latino-américains évoluent parfois à contre-courant des marchés développés. Cette “décorrélation” peut protéger un portefeuille lorsque les marchés traditionnels traversent des périodes difficiles.
Les ETF : un véhicule d’investissement adapté à l’Amérique Latine
Acheter directement des actions brésiliennes ou mexicaines depuis la France reste complexe et coûteux. Les ETF simplifient l’accès à ces marchés. En quelques clics, ils permettent d’investir dans un ensemble d’actions soigneusement sélectionnées, sans subir les contraintes des marchés locaux ou des frais de courtage élevés.
Les ETF facilitent la diversification internationale. Plutôt que de parier sur une seule entreprise, l’investisseur s’expose à des dizaines, voire des centaines, de sociétés de la région. Cette méthode réduit le risque spécifique et permet de profiter de la dynamique globale du marché.
Risques liés à l’investissement en Amérique Latine
Investir en Amérique Latine expose à une forte volatilité. Plusieurs facteurs peuvent influencer les marchés locaux :
- Les devises locales, comme le réal brésilien ou le peso mexicain, peuvent fluctuer rapidement. Ces variations de change peuvent amplifier ou annuler les gains réalisés en bourse.
- Les cycles politiques restent imprévisibles. Une élection, une réforme fiscale ou un scandale politique peuvent provoquer des mouvements brusques sur les marchés.
- Les matières premières jouent un rôle central. Le cuivre, le pétrole ou le soja influencent directement la santé économique de la région. Un retournement des prix mondiaux peut fragiliser des secteurs entiers.
- Les flux de capitaux internationaux sont instables. Lorsque l’appétit pour le risque diminue sur les grandes places financières, l’Amérique Latine subit souvent des sorties massives de capitaux, ce qui accentue la pression sur les marchés locaux.
Un autre risque concerne la concentration géographique et sectorielle. Les ETF Amérique Latine investissent majoritairement au Brésil (environ 54 %) et au Mexique (environ 23 %). Les autres pays restent peu représentés.
De plus, certains secteurs comme la finance, les matières premières et la consommation de base dominent largement la composition des ETF.
Quels sont les meilleurs ETF pour investir en Amérique Latine ?
Trois ETF se démarquent pour investir en Amérique Latine : l'iShares MSCI EM Latin America (le plus gros encours, réplication physique), l'Amundi MSCI EM Latin America (capitalisant, coté en euros) et l'Amundi PEA MSCI Emerging Latin America, le seul à loger cette exposition dans un PEA. Voici leurs différences.
iShares MSCI EM Latin America UCITS ETF (ISIN IE00B27YCK28)

Ce fonds, géré par iShares (la filiale ETF de BlackRock), est l'un des fonds disponibles pour accéder aux marchés d’Amérique Latine depuis l’Europe.
Selon JustETF, son encours dépasse 1,7 milliard d’euros, ce qui favorise la liquidité et facilite les transactions, même lors de fortes variations de marché.
L’ETF se distingue par sa réplication physique. Il détient directement les actions des principales entreprises brésiliennes et mexicaines, comme Vale, Petrobras, Itau Unibanco ou Nu Holdings. Ces sociétés dominent l’économie sud-américaine et influencent fortement les marchés locaux.
Une part importante du portefeuille est investie dans le secteur financier, car les grandes banques et compagnies d’assurance dominent la cote boursière en Amérique Latine. Cela signifie que la performance de l’ETF dépend beaucoup de la santé du secteur bancaire local. Si celui-ci connaît des difficultés, votre investissement peut subir de fortes baisses.
Pour limiter les risques de concentration, l’ETF applique la règle 10/40. Cette règle empêche une seule entreprise de représenter une part excessive du portefeuille, ce qui protège contre les déséquilibres fréquents dans les marchés émergents.
Les investisseurs à la recherche de revenus réguliers apprécient la distribution semestrielle des dividendes.
Cependant, la volatilité de la région peut entraîner des variations importantes d’une année à l’autre. Avec un TER (Total Expense Ratio, frais de gestion annuels) de 0,20 %, ce fonds affiche l’un des coûts les plus bas du secteur, ce qui réduit l'impact des frais sur la performance nette.
Un point à surveiller : la cotation en Irlande. Cette caractéristique peut influencer la fiscalité des dividendes selon votre situation, un aspect à examiner pour optimiser votre rendement.
Amundi MSCI Emerging Markets Latin America (ISIN LU1681045024)

Amundi, acteur majeur de la gestion passive en Europe, propose une solution simple et flexible. Ce fonds, coté en euros, convient à ceux qui souhaitent éviter les conversions de devises et préfèrent la capitalisation des dividendes.
Ici, les dividendes sont automatiquement réinvestis, ce qui peut favoriser la capitalisation à long terme via l'effet des intérêts composés.
La réplication synthétique, souvent mal perçue, représente ici un avantage. Le fonds utilise un swap pour reproduire la performance de l’indice, sans détenir directement les actions latino-américaines. Cette méthode permet de suivre l’indice de près, même lorsque certains titres sont difficiles à négocier.
En contrepartie, l’investisseur s’expose à un risque de contrepartie, même si la réglementation UCITS encadre ce risque. Ce choix implique de peser la précision de la réplication face à l’exposition à un risque bancaire.
Pour un investisseur averti, il s’agit d’un arbitrage à considérer. L’encours, bien que plus faible que celui d’iShares, reste significatif. Avec plus de 900 millions d’euros, ce montant assure des spreads compétitifs.
Le TER, identique à celui d’iShares, indique qu’Amundi privilégie la structure et la flexibilité plutôt qu’une guerre des prix.
Un aspect souvent négligé : la version en dollars (LU1681045297) existe également. Ce support permet une exposition directe à la devise américaine, ce qui implique un risque de change supplémentaire. Ce choix dépend des anticipations individuelles sur la parité dollar/euro et comporte un risque de change.
Amundi PEA MSCI Emerging Latin America ESG Leaders
Ce fonds se distingue comme un produit de niche, conçu pour répondre à une demande spécifique des investisseurs français : investir en Amérique Latine tout en bénéficiant de l’enveloppe fiscale du PEA (Plan d’Épargne en Actions).
Il respecte toutes les exigences réglementaires et adopte une approche ESG. Plutôt que de répliquer l’ensemble du marché, il sélectionne les entreprises latino-américaines les mieux notées selon les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.
Ce positionnement a des conséquences concrètes. Le fonds exclut certains géants du secteur pétrolier ou minier et privilégie des sociétés jugées plus responsables.
Pour l’investisseur, cela implique une exposition différente, souvent moins cyclique et parfois moins dépendante des matières premières.
Le TER atteint 0,30 %, un niveau plus élevé qui s’explique par la complexité de la sélection ESG et la structure synthétique nécessaire à l’éligibilité PEA.
L’encours dépasse désormais 175 millions d’euros, signe que ce produit a trouvé son public auprès des investisseurs français cherchant une exposition à l’Amérique Latine logeable dans un PEA. Pour ceux qui souhaitent utiliser le cadre fiscal du PEA sur cette région, il s’agit de l’une des rares solutions disponibles.
Composition des ETF Amérique Latine : principales positions
Oubliez la diversification à la mode S&P 500. Ici, quelques grandes capitalisations représentent une part majeure de l'indice.
Que vous passiez par un ETF classique ou le seul ETF PEA éligible, vous retrouverez toujours les mêmes grands noms : la brésilienne Vale (minerais de fer), Petrobras (pétrole), Itau Unibanco (banque), Nu Holdings (fintech), ou encore, côté mexicain, Banorte, FEMSA (distribution) et Grupo Mexico (mines).
Leur poids, souvent supérieur à 40 % ensemble, n’a rien d’un hasard : ces mastodontes sont au cœur de l’économie régionale, offrant une exposition ciblée à l’énergie, à la finance et aux matières premières.
Les variations du real, du peso, ou encore les cycles des matières premières se répercutent donc très vite sur votre ETF. Le filtre ESG de l’offre PEA rebat un peu les cartes, mais le socle des grandes entreprises reste, tout comme l’exposition dominante au Brésil et au Mexique.
Allocation géographique et sectorielle des ETF Amérique Latine
Le Brésil occupe la première place, avec environ 54 % de l’allocation. Le Mexique suit, autour de 23 %. Chili, Pérou et Colombie restent en retrait. Cette répartition reflète la capitalisation boursière régionale. Si le Brésil vacille, l’ETF en subit immédiatement les conséquences.
Suivre le poids réel de cette exposition dans son patrimoine global aide à ne pas la sur-pondérer sans le savoir : des applications comme Finary permettent de centraliser le suivi de ses positions, tous courtiers confondus.
Du côté sectoriel, la finance domine (jusqu’à 38 %), suivie par :
- les matières premières (16 %)
- la consommation de base (15 %)
- l’industrie et l’énergie, qui complètent la répartition
Cette structure ne correspond pas à une diversification académique. Elle offre plutôt une image fidèle de l’économie latino-américaine, avec ses points forts et ses vulnérabilités.
Les investisseurs remarquent souvent la faible présence des nouvelles technologies ou de la santé.
Les GAFAM et la big pharma brillent par leur absence. L’innovation existe, mais elle reste marginale dans les indices. Les ETF Amérique Latine misent avant tout sur la croissance démographique, la consommation de masse et la demande mondiale de matières premières.
Vous souhaitez diversifier votre portefeuille au-delà des ETF sur l'Amérique Latine ? Découvrez comment investir dans les obligations pour compléter votre stratégie d'investissement avec des actifs moins volatils.
Quel ETF Amérique Latine choisir selon votre profil ?
Choisir le meilleur ETF Amérique Latine revient à sélectionner celui qui correspond à vos convictions, à votre fiscalité, à votre tolérance au risque et à votre horizon d’investissement.
Ce choix reste personnel et dépend de vos propres compromis. Investir dans les meilleurs ETF Amérique Latine demande une analyse précise des opportunités et des risques. Il faut aussi tenir compte de ses objectifs personnels et de sa tolérance au risque.
Questions fréquentes
Peut-on loger un ETF Amérique Latine dans un PEA ?
Oui, mais l'offre est restreinte. L'Amundi PEA MSCI Emerging Latin America (FR0013412004) est le principal ETF de la région éligible au PEA. Il utilise une réplication synthétique par swap pour respecter les contraintes du PEA, avec un TER de 0,30 %.
Quels sont les frais des ETF Amérique Latine ?
Les frais de gestion annuels (TER) vont d'environ 0,20 % pour les ETF larges d'iShares et d'Amundi à 0,30 % pour l'ETF éligible au PEA. À ces frais s'ajoutent les frais de courtage et l'écart de suivi propre à chaque fonds.
Quels sont les principaux risques d'un ETF Amérique Latine ?
La région est très volatile : risque de change sur le réal brésilien et le peso mexicain, dépendance aux matières premières, cycles politiques imprévisibles et forte concentration sur le Brésil et le Mexique. Le risque de perte en capital est réel et peut être important.
Faut-il privilégier une réplication physique ou synthétique ?
La réplication physique (iShares) détient réellement les actions et évite le risque de contrepartie. La réplication synthétique (Amundi) suit l'indice via un swap, avec un risque de contrepartie encadré par la réglementation UCITS, mais permet l'éligibilité au PEA.
Capitalisant ou distribuant pour un ETF Amérique Latine ?
Un ETF capitalisant (Amundi) réinvestit automatiquement les dividendes et favorise la capitalisation à long terme. Un ETF distribuant (iShares) verse les dividendes, ici deux fois par an, ce qui convient aux investisseurs recherchant un revenu régulier.
Sources
JustETF, fiche iShares MSCI EM Latin America UCITS ETF (Dist), IE00B27YCK28
JustETF, fiche Amundi MSCI Emerging Markets Latin America UCITS ETF EUR (C), LU1681045024
JustETF, fiche Amundi PEA MSCI Emerging Latin America UCITS ETF, FR0013412004
iShares (BlackRock), page produit MSCI EM Latin America UCITS ETF







