

Les placements financiers les plus rentables en 2026



Mis à jour le 29 juillet 2026
Les placements financiers les plus rentables en 2026 sont l’assurance-vie, le PEA, le PER, le compte-titres, les SCPI et, pour les profils offensifs, les actions et les cryptomonnaies. Le rendement va de pair avec le risque : plus un support est rémunérateur, plus il expose à une perte en capital. Ce guide compare leurs atouts, leur fiscalité et leurs limites.
- L’assurance-vie reste le placement préféré des Français : plus d’un tiers des ménages en détiennent un contrat, selon l’INSEE.
- Le PEA exonère d’impôt sur le revenu les plus-values après cinq ans, seuls les prélèvements sociaux restant dus.
- Les SCPI donnent accès à l’immobilier locatif sans gestion, avec des frais d’entrée souvent compris entre 8 % et 10 %.
- Le PER permet de déduire les versements du revenu imposable, dans la limite de 10 % des revenus professionnels annuels.
- Les cryptomonnaies offrent l’espérance de gain la plus élevée mais le risque le plus fort : à limiter à une petite part du capital.
Pourquoi faut-il diversifier ses placements ?
Le célèbre adage « Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier » prend tout son sens en matière de placements financiers. Premièrement, la diversification permet de limiter les pertes en cas de défaut d’une entreprise, d’un État ou d’un émetteur financier. Deuxièmement, elle permet d’être exposé aux grandes tendances, qu’elles soient sectorielles ou géographiques, plutôt que de rester coincé avec des actifs qui sous-performent le marché. Finalement, la diversification permet de réduire la volatilité du portefeuille et d’en améliorer la performance.
Existe-t-il des placements sans risque ?
Le risque et le rendement sont deux facteurs inséparables. Bien que quelques stratégies, à l’image de la diversification ou des ETF « smart beta » cherchant à exploiter des anomalies de marché, permettent d’améliorer le ratio risque/rendement ; un placement plus rémunérateur implique généralement un risque plus élevé. Il est important de garder ce couple risque/rendement à l’esprit, car si une opportunité vous semble trop belle pour être vraie (par exemple un rendement de 20% présenté comme sans risque), alors c’est sans doute le cas et mieux vaut s’en tenir éloigné !
L’épargne classique suffit-elle comme placement ?
Livret A, LDDS, PEL, ou « super livrets » promotionnels proposés par certaines banques, il est possible d’utiliser les supports d’épargne traditionnels pour placer ses liquidités. Mais dans un contexte de forte inflation, le rendement réel de ces produits est négatif, rognant peu à peu le pouvoir d’achat de votre capital. Pour protéger ce dernier, l’épargnant n’a guère d’autre choix que d’aller vers des supports plus dynamiques, plus risqués, mais offrant également de meilleures perspectives de rendement.
Nos placements favoris
L’assurance-vie
Selon l’INSEE, plus d’un tiers des ménages français détiennent au moins un contrat d’assurance-vie. Le succès de ce produit s’explique par ses conditions fiscales très avantageuses : tant que l’épargnant n’effectue aucun retrait, les gains réalisés sont non imposables. Il est par exemple possible de souscrire à un contrat d’assurance-vie en ligne chez Finary. Les retraits anticipés, avant la huitième année du contrat, sont imposés au barème de l’impôt sur le revenu ou au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux).
À noter que la fiscalité des retraits anticipés diffère pour les versements réalisés avant le 27 septembre 2017, où le souscripteur a le choix entre une imposition au barème de l’impôt sur le revenu, ou peut opter pour le prélèvement forfaitaire unique (de 35% pour un contrat inférieur à 4 ans, et de 15% pour un contrat entre 4 et 8 ans) auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux (17,2%). Au bout de la huitième année, les retraits réalisés sont exonérés d’impôt sur le revenu, mais les prélèvements sociaux demeurent dus.
Comparatif de meilleurs placements assurance-vie
| Versement initial | Frais d’entrée | Frais de versement / arbitrage | Frais de gestion / an | Fonds euros net (2025) | |
|---|---|---|---|---|---|
| Finary Life | 300 € | 0 | 0 | 0,75 % (fonds euros) / 0,50 % (UC) | 3,00 % (Netissima) |
| BoursoVie | 300 € | 0 | 0 | 0,75 % | 3,00 % |
| Linxea Avenir 2 | 100 € | 0 | 0 | 0,60 % | 3,00 % |
| Yomoni Vie | 1 000 € | 0 | 0 | 1,60 % | 3,00 % |
Le PEA
Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est une enveloppe fiscale très intéressante pour investir en actions européennes et non-européennes, puisque les plus-values ne sont soumises ni à l’impôt sur le revenu, ni aux prélèvements sociaux tant que le détenteur du plan ne procède à aucun retrait ; permettant de bénéficier pleinement de l’effet des intérêts composés. Pour les retraits anticipés avant la cinquième année du PEA, les dividendes et plus-values sont soumis aux prélèvements sociaux et au barème de l’IR (avec un prélèvement total plafonné à 31,4 %). Pour les PEA de plus de cinq ans, les plus-values retirées seront soumises aux prélèvements sociaux mais exonérées d’impôt sur le revenu.
Comparatif de meilleurs placements PEA
| Minimum x ordre | Actions / ETF | OPCVM | Warrants & Turbos | Frais sortie / garde / inactivité | |
|---|---|---|---|---|---|
| Boursorama | 100 € | Oui | Oui | Oui | 0 |
| Bourse Direct | 10 € | Oui | Oui | Oui | 0 |
| Fortuneo | 1 titre | Oui | Oui | Oui | 0 |
Le PEA-PME
Petit frère du PEA, le PEA-PME a été intronisé par la loi de Finances de 2014 et vise à promouvoir le financement des petites et moyennes entreprises. Son fonctionnement est identique au PEA, avec pour différence notable un choix réduit d’entreprises disponibles, dont la capitalisation boursière ne doit pas dépasser 1 milliard d’euros pour conserver leur éligibilité. Pour les entreprises non cotées, celles-ci doivent avoir moins de 5 000 salariés, générer un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros et posséder un bilan n’excédant pas 2 milliards d’euros.
Le plafond de versement du PEA-PME est corrélé aux versements déjà réalisés sur un PEA : la somme des versements effectués sur les deux supports ne peut excéder les 225 000 euros. Ainsi, si vous ne disposez pas de PEA mais uniquement d’un PEA-PME, vous pourrez verser jusqu’à 225 000 euros sur ce dernier. À l’inverse, si vous disposez déjà d’un PEA au plafond (soit 150 000 euros), vous ne pourrez pas verser plus de 75 000 euros sur votre PEA-PME.
Comparatif de meilleurs placements PEA-PME
| Dépôt minimum | Nombre de supports PEA-PME | Frais de courtage | |
|---|---|---|---|
| Bourse Direct | 1 000 € | 488 | • Entre 0,99 – 3,80 € • 0,09 % si l’ordre dépasse 4 400 € |
| BforBank | 1 000 € | 900 | 0,50 % |
| Boursorama | 300 € | 919 | 0,50 % |
Le CTO
Le Compte Titre Ordinaire permet d’investir, sans restriction géographique, sur divers actifs financiers tels que les actions, les obligations, les ETF et divers produits dérivés. L’avantage du CTO réside dans le vaste choix de supports d’investissement disponibles mais, contrairement à l’assurance-vie, au PEA, PEA-PME et PER, il ne bénéficie pas d’avantages fiscaux. L’effet des rendements composés peut donc être ralenti par une imposition annuelle des plus-values réalisées.
Comparatif de meilleurs placements CTO
| Nb. places boursières | Nb. pays | PEA | |
|---|---|---|---|
| DeGiro | 50 | 30 | Non |
| Boursorama | 48 | 42 | Oui |
| Fortuneo | 9 | 9 | Oui |
Le PER
Lancé en 2019 via la loi PACTE, le Plan Épargne Retraite (PER) se décline en version assurantielle, dans un mode de fonctionnement similaire à l’assurance-vie, ou en version CTO. Le PER offre un avantage fiscal intéressant, puisqu’il est possible de déduire les montants versés de son revenu imposable dans une limite de 10% de ses revenus annuels ou de 10% du PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) ; l’administration fiscale retenant le mode de calcul le plus favorable au contribuable.
Comparatif de meilleurs placements PER
| Dépôt minimum | Frais de versement | Frais de gestion / an | |
|---|---|---|---|
| Spirica | 500 € | 0 % | 2 % |
| Yomoni Retraite | 1 000 € | 3 % | 1,60 % |
| Linxea Spirit | 500 € | 0% (hors SCPI, SCI et ETF) | 0,50 % |
L’investissement locatif
Grand chouchou des Français, L’investissement locatif se décompose en deux grandes tendances : le locatif de moyen / long terme, et le locatif de court terme, particulièrement tourné vers le tourisme. Le premier a pour avantage d’être relativement passif, sous condition que vos locataires soient respectueux de votre bien et bons payeurs. Le second permet de tirer une rentabilité plus élevée, mais demande également d’être plus impliqué. Il est possible de déléguer certaines tâches (ménage, maintenance, conciergerie, etc.) mais cette sous-traitance se répercute immanquablement sur la profitabilité.
Les SCPI
Parce que l’investissement locatif peut s’avérer chronophage, il est possible d’investir dans l’immobilier de manière indirecte via des Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI). En charge de la gestion d’un parc locatif, la société gestionnaire procède aux investissements immobiliers et collecte les loyers pour vous, sans intervention requise de votre part.
Les SCPI ont donc l’avantage de vous donner une exposition passive au secteur immobilier. Mais ce service a un coût, avec des frais d’entrée compris en 8% et 10%, auxquels s’ajoutent des frais annuels de gestion. À noter que les SCPI Pinel sont fermées à la souscription depuis le 1er janvier 2025 ; seul le dispositif Denormandie, reconduit jusqu’au 31 décembre 2027, permet encore de viser une réduction d’impôt via ce type de SCPI.
Comparatif de meilleurs placements SCPI
| Minimum de souscription | Prix de la part | Taux de distribution 2025 | |
|---|---|---|---|
| Épargne Pierre | 2 080 € | 208 € | 5,28 % |
| Sofidy Europe Invest | 2 350 € | 235 € | 5,41 % |
| Novapierre Allemagne | 2 600 € | 260 € | 3,39 % |
Les FCPI
Les Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) permettent d’investir dans des PME innovantes majoritairement non cotées en bourse. Elles sont sélectionnées par des gérants, et le souscripteur peut, sous conditions, bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu. Depuis le 21 février 2026, les FCPI dits « classiques » n’ouvrent plus droit à cette réduction : seuls les fonds investis dans des jeunes entreprises innovantes (JEI, réduction de 30 %) ou à impact (JEII, 40 %) restent éligibles, en contrepartie d’une conservation des parts d’au moins cinq ans. Ce cadre étant susceptible d’évoluer en loi de finances, mieux vaut confirmer le taux applicable à la date de souscription. Attention à bien regarder les frais d’une FCPI, qui se composent de frais d’entrée (5% maximum) et de frais de gestion, qui peuvent osciller entre 3% et 5% par an.
Le crowdfunding
Le crowdfunding est un terme anglais qui se pourrait se traduire par « financement participatif », et dont l’objet est de faire financer un projet par un grand nombre de petits investisseurs. Sur les plateformes dédiées, on retrouve aussi bien des projets immobiliers que des startups en quête de fonds pour leurs projets de recherche et développement. Avec un ticket d’entrée minimum fixé à 100 €, ce type d’investissement est accessible au plus grand nombre.
Les taux proposés sont souvent alléchants, flirtant avec la barre des 10%, mais cette profitabilité apparente s’accompagne d’une prise de risque équivalente. En effet, le principe du crowdfunding est de permettre à des entreprises qui ne sont pas parvenues à obtenir des fonds via l’emprunt bancaire, l’émission d’actions ou d’obligations, de se financer directement auprès des particuliers. Or si ces projets se sont vus refuser l’accès à des fonds, c’est précisément parce que les banques et les investisseurs institutionnels ont jugé le projet trop risqué au vu du gain espéré. Selon Les Echos Investir, le taux de défaut des projets immobiliers financés en crowdfunding se situe entre 1% et 2%, et les retards de paiements concernent 11% des projets. Le crowdfunding peut générer de belles performances, à condition d’être en mesure de bien sélectionner ses investissements.
Les cryptomonnaies
Nous finissons ce top 10 des meilleurs investissements financiers par la classe d’actifs avec l’espérance de gain la plus élevée, mais qui est également la plus risquée. Bitcoin, Ethereum, Solana, Dogecoin… Le nombre de cryptomonnaies disponibles a explosé au cours de ces dernières années et l’intérêt des particuliers pour ces actifs a malheureusement attiré des escrocs, appâtés par cet afflux soudain de liquidités. De nombreux projets, à l’image du Squid coin nommé d’après la célèbre série Netflix « Squid Game », sont des coquilles vides cherchant à enrichir leurs créateurs aux dépens des investisseurs.
Mais gare à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain : la présence d’arnaques ne signifie pas que la blockchain et l’écosystème qui s’est bâti autour sont sans valeur. Par exemple, la technologie des « smart contracts », popularisée par Ethereum, présente un réel potentiel de réduction des coûts via la suppression d’intermédiaires, notamment dans les activités de services. Étant donné la volatilité et le caractère très spéculatif des cryptomonnaies, il est conseillé de n’y allouer qu’une petite fraction de votre capital.
Le critère le plus important pour un placement financier : votre tolérance au risque.
Quelle que soit l’enveloppe fiscale choisie (PEA, PEA-PME, PER ou Assurance-Vie) le premier critère de décision doit être votre tolérance au risque. Certains supports d’investissement, à l’image des actions, des ETF ou des cryptos, peuvent offrir des rendements élevés, mais s’accompagnent d’un risque non négligeable de perte en capital. Par exemple, le rendement annuel moyen du S&P500 entre sa création en 1957 et le 31 décembre 2021 est de 10,67%, mais l’indice américain a chuté de plus de 50% lors de la crise des subprimes. Une stratégie « buy and hold » ne sera par conséquent pas adaptée pour les investisseurs averses au risque.
Objectifs
Questions fréquentes
Quel placement rapporte le plus en 2026 ?
Historiquement, les actions (via un PEA ou un compte-titres) et les cryptomonnaies affichent les espérances de gain les plus élevées, mais aussi le risque de perte le plus fort. Les SCPI et l’assurance-vie multisupport offrent un compromis rendement/risque plus mesuré selon votre horizon.
Quel est le placement le moins risqué ?
Le fonds en euros de l’assurance-vie et les livrets réglementés (Livret A, LDDS) sont les supports les plus sûrs, car le capital y est protégé. En contrepartie, leur rendement est modéré et, en période d’inflation, leur rendement réel peut devenir négatif.
Faut-il privilégier le PEA ou l’assurance-vie ?
Les deux sont complémentaires. Le PEA est optimal pour investir en actions européennes avec une fiscalité allégée après cinq ans. L’assurance-vie offre un choix de supports plus large, une fiscalité avantageuse après huit ans et un cadre de transmission privilégié.
Combien peut-on verser sur un PEA et un PEA-PME ?
Le plafond de versement du PEA est de 150 000 euros. Le PEA-PME partage un plafond commun : la somme des versements sur les deux plans ne peut excéder 225 000 euros. Un détenteur d’un PEA au plafond peut donc verser jusqu’à 75 000 euros sur son PEA-PME.
Les cryptomonnaies sont-elles un bon placement ?
Les cryptomonnaies peuvent générer des performances élevées, mais leur volatilité est extrême et le secteur reste exposé aux arnaques. Elles ne devraient représenter qu’une petite fraction d’un portefeuille diversifié, en fonction de votre tolérance au risque.
Sources
INSEE, statistiques sur le patrimoine et l’épargne des ménages
Service-public.gouv.fr, fiscalité de l’assurance-vie et prélèvement forfaitaire unique
Service-public.gouv.fr, plan d’épargne en actions (PEA)
France Assureurs, rendement moyen des fonds en euros 2025 (2,6 %)
ASPIM, statistiques de collecte et taux de distribution des SCPI
Bpifrance Création, réduction d’impôt FCPI et FIP
Economie.gouv.fr, fin du dispositif Pinel au 31 décembre 2024
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