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Florian Corteel
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30/7/2026

Fiscalité du PER : tout comprendre

Rédigé par
Florian Corteel
Édité par
Louis Sellier

Mis à jour le 30 juillet 2026

La fiscalité du plan d'épargne retraite (PER) diffère selon la phase : les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable dans la limite d'un plafond, tandis que la sortie en capital ou en rente supporte l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux de 18,6 % depuis 2026. Cet article détaille chaque étape, de l'épargne à la transmission.

L'essentiel
  • Les versements volontaires sur un PER réduisent l'impôt sur le revenu, dans la limite d'un plafond révisé chaque année.
  • À la retraite, l'épargne se récupère en capital, en rente viagère, ou en combinant les deux, selon la fiscalité recherchée.
  • En cas de décès avant 70 ans, chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 euros sur les sommes transmises.
  • Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les prélèvements sociaux sur les sommes récupérées, en capital ou en rente, sont passés de 17,2 % à 18,6 %.

Qu'est-ce qu'un Plan d'Épargne Retraite (PER) ?

Définition et objectifs

Le PER résulte de la loi Pacte du 22 mai 2019. Il propose une solution d'épargne à long terme pour la retraite. Ce produit vise à compléter vos revenus une fois que vous aurez cessé votre activité professionnelle. Fini les dispositifs comme le Perp, le contrat Madelin ou le Perco !

Le PER simplifie et harmonise l'épargne retraite, tout en offrant des avantages fiscaux intéressants.

Les trois formes de PER

PER individuel

Le PER individuel s'ouvre à tous sans condition d'âge ou de situation professionnelle. Que vous soyez salarié, indépendant ou sans activité, vous pouvez épargner pour la retraite. Vous avez le choix entre le compte-titres et le contrat d'assurance de groupe. La gestion pilotée par défaut réduit les risques à l'approche de votre retraite.

PER d'entreprise collectif

Le PER d'entreprise collectif s'adresse aux salariés d'une entreprise. Il prolonge les dispositifs d'épargne salariale, comme le Perco. Les salariés peuvent recevoir des versements volontairement ou issus de l'intéressement, de la participation et de l'abondement de l'employeur.

PER d'entreprise obligatoire

Ce PER est plus restrictif, imposé à certaines catégories de salariés ou à toute l'entreprise par décision de l'employeur. Vous pouvez y verser des cotisations obligatoires et des contributions de l'entreprise avec des avantages fiscaux. Il inclut les spécificités des contrats de retraite Article 83. il est possible de détenir plusieurs PER simultanément, sous réserve du respect global des plafonds de déduction.

Avantages du PER comparé aux dispositifs antérieurs

Pourquoi choisir le PER plutôt qu'un ancien dispositif ? Le PER est plus flexible. Vous pouvez transférer vos anciens produits d'épargne retraite (Perp, contrats Madelin, Perco) vers un PER sans perdre vos avantages fiscaux, en respectant certaines règles.

Le PER offre des options variées pour votre sortie : en capital, en rente ou une combinaison des deux. Il permet aussi un déblocage anticipé dans des cas spécifiques, comme l'achat de votre résidence principale. Avant de vous engager, il est utile de comprendre les risques du PER, notamment ceux liés aux supports en unités de compte.

Critères d'éligibilité et catégories de bénéficiaires

Le PER est inclusif : jeune ou senior, actif ou non, tout le monde peut profiter d'un PER individuel. Les salariés accèdent aux PER entreprises selon les décisions de l'employeur.

Les indépendants peuvent aussi souscrire au PER individuel. Chacun peut bénéficier des avantages du PER selon sa situation professionnelle et personnelle.

Fiscalité en phase d'épargne

Déduction fiscale des versements

Le PER prévoit une déductibilité fiscale des versements volontaires. Vos contributions volontaires se déduisent de votre revenu imposable. Ce mécanisme peut réduire significativement votre impôt annuel. Ce mécanisme combine épargne retraite et réduction de l'impôt sur le revenu, dans les limites légales. Toutefois, cette déductibilité a des plafonds que nous allons détailler.

Plafonds de déduction pour les versements volontaires

La déduction fiscale du PER n'est pas illimitée. Vous pouvez déduire vos versements volontaires dans la limite de 10 % de vos revenus professionnels de l'année précédente. Le plafond est révisé chaque année (à vérifier auprès de l'administration fiscale). Deux nouveautés s'appliquent depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 : les versements réalisés après le 70ᵉ anniversaire du titulaire ne sont plus déductibles, et les plafonds de déduction non utilisés peuvent désormais être reportés sur 5 ans (contre 3 ans auparavant) pour les sommes versées à partir de 2026, avec maintien de la mutualisation des plafonds entre conjoints (service-public.gouv.fr).

Pour les travailleurs indépendants, le plafond peut atteindre 88 911 euros en 2026 (10 % du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale, ou PASS, dans la limite de 8 PASS, majorés de 15 % sur la tranche comprise entre 1 et 8 PASS). Voilà de quoi encourager à optimiser vos versements PER selon votre situation fiscale !

Versements non déductibles

Vous pouvez choisir de ne pas déduire fiscalement vos versements sur le PER. Pourquoi ? Cela peut être fiscalement avantageux à la retraite. Si vous prenez cette option, la part de la rente issue de ces versements sera soumise à un régime fiscal distinct. Cette option peut être étudiée selon la situation fiscale de l'épargnant à l'entrée et à la sortie.

Impact du prélèvement à la source

Depuis l'introduction du prélèvement à la source, les rentes viagères et les sommes perçues sous forme de capital lors de la sortie du PER sont directement soumises à cet impôt. Les versements déduits fiscalement à l'entrée seront intégrés dans votre revenu imposable lors du retrait, tout comme les pensions habituelles.

La part correspondant aux gains réalisés sur les investissements est soumise au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. Cela inclut 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, contre 17,2 % auparavant, en raison de la hausse de la CSG votée par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (service-public.gouv.fr). En bref, le prélèvement à la source simplifie la régularisation de vos obligations fiscales et la gestion de vos finances.

Comprendre la fiscalité PER en phase d'épargne est essentiel pour optimiser votre plan. La prochaine étape : la fiscalité à la sortie en capital. Vous êtes prêts ? Allons-y !

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Comment est imposée la sortie en capital du PER ?

La sortie en capital est imposée différemment selon l'origine des versements : les sommes issues de versements déduits sont soumises au barème de l'impôt sur le revenu, tandis que les plus-values des versements non déduits relèvent du prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %.

Imposition des capitaux en cas de versements déduits

Lorsque vous retirez votre épargne, les modalités de sortie en capital sont cruciales. Si vous avez opté pour des versements déductibles, les capitaux retirés sont soumis à l'impôt sur le revenu. Ces sommes s'ajoutent à vos autres revenus de l'année et sont imposées selon le barème progressif de l'impôt.

De plus, ces capitaux subissent des prélèvements sociaux de 18,6 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Cela peut représenter une charge fiscale importante, surtout si vous faites un retrait conséquent en une seule fois.

Imposition des plus-values en cas de versements non déduits

Si vous avez choisi de ne pas déduire fiscalement vos versements, vous bénéficiez d'un régime fiscal plus clément lors de la sortie en capital. Les plus-values réalisées sur vos investissements sont imposées au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 31,4 %. Cela inclut 12,8 % pour l'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.

Ce régime s'applique aux plus-values issues de versements non déduits. Vous pouvez aussi demander une dispense de ce prélèvement forfaitaire sous certaines conditions de revenus.

Modalités de demande de dispense du prélèvement forfaitaire

Pour obtenir une dispense du prélèvement forfaitaire de 12,8 %, votre revenu fiscal de référence de l'année N-2 doit être inférieur à 25 000 euros pour une personne seule ou 50 000 euros pour un couple.

Vous devez transmettre votre demande de dispense à votre établissement financier avant le 30 novembre de chaque année. Elle doit être accompagnée d'une attestation sur l'honneur certifiant que votre revenu fiscal est bien en dessous des seuils requis. Vous ne paierez alors que les prélèvements sociaux de 18,6 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, une économie fiscale notable.

Cas d'exonération totale des plus-values

Le PER prévoit une exonération totale d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux sur les sommes débloquées de façon anticipée dans cinq situations dites d'accidents de la vie : invalidité du titulaire, de son conjoint ou de son enfant, décès du conjoint ou du partenaire de Pacs, expiration des droits au chômage, surendettement, ou cessation d'activité non salariée à la suite d'une liquidation judiciaire (service-public.gouv.fr).

Ce régime d'exonération totale ne s'applique en revanche pas au déblocage pour l'achat de la résidence principale, qui suit la fiscalité classique d'une sortie en capital (voir plus haut).

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Comment est imposée la sortie en rente du PER ?

La rente viagère issue d'un PER est imposée à l'impôt sur le revenu selon un régime qui dépend de l'origine des versements (déduits ou non à l'entrée), et supporte des prélèvements sociaux de 18,6 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.

Régime fiscal de la rente selon le type de versements

La fiscalité de la rente dépend de l'origine des sommes versées. Pour la part issue de versements déduits fiscalement à l'entrée, la rente est imposée à l'impôt sur le revenu selon le régime des pensions de retraite, avec un abattement forfaitaire de 10 %.

Pour la part issue de versements non déduits, la rente relève du régime des rentes viagères à titre onéreux : seule une fraction est imposable, déterminée par l'âge du titulaire au moment du premier versement de la rente.

Selon Service-Public.fr, le taux global de prélèvements sociaux sur le PER est passé de 17,2 % à 18,6 % au 1ᵉʳ janvier 2026, en raison d'une hausse de 1,4 point de la CSG sur les revenus du capital. Ce nouveau taux s'applique à la part imposable de la rente, qu'elle soit issue de versements déduits ou non (service-public.gouv.fr).

Fraction imposable en fonction de l'âge (versements non déduits)

Pour la part de la rente issue de versements non déduits, la fraction imposable diminue avec l'âge du titulaire au premier versement de la rente : 70 % avant 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, et 30 % à partir de 70 ans (service-public.gouv.fr).

Plus le titulaire est âgé lors du premier versement de la rente, plus la part exonérée est importante.

Prélèvements sociaux applicables sur les rentes

Qu'elle provienne de versements déduits ou non déduits, la part imposable de la rente supporte des prélèvements sociaux de 18,6 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, contre 17,2 % auparavant.

Cela représente une charge significative, surtout pour les retraits prolongés. Certains contrats PER proposent des options de rente (réversion au conjoint, annuités garanties), qui influencent le montant de la rente initiale.

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Fiscalité du PER en cas de décès

Clôture du plan

Le décès du titulaire d'un PER entraîne la clôture du compte. Les sommes accumulées sont alors versées aux bénéficiaires désignés ou, à défaut, aux héritiers légaux. Les choix fiscaux effectués pendant la phase d'épargne et de sortie influencent grandement la transmission de cette épargne.

Transmission des sommes épargnées aux héritiers ou bénéficiaires désignés

La fiscalité de la transmission des sommes dépend de l'âge du titulaire au moment de son décès. Si le titulaire décède avant ses 70 ans, chaque bénéficiaire bénéficie d'un abattement fiscal de 152 500 euros (impots.gouv.fr). Seul le montant au-delà de cette somme subit un prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 euros, et de 31,25 % pour les montants supérieurs.

Si le décès survient après 70 ans, les règles fiscales sont plus strictes. Les sommes versées aux bénéficiaires sont réintégrées dans l'actif successoral après un abattement global de 30 500 euros pour tous les bénéficiaires confondus.

Les montants excédant cette base sont soumis aux droits de succession, variant selon le lien de parenté entre l'épargnant et le bénéficiaire.

Régimes d'imposition : compte-titres vs contrat d'assurance de groupe

Le type de PER impacte aussi la fiscalité au décès. Les PER sous forme de compte-titres sont intégrés dans la succession avec une fiscalité classique. En revanche, les PER sous forme de contrat d'assurance de groupe profitent du régime de l'assurance-vie.

Cela signifie que les bénéficiaires peuvent profiter des abattements de 152 500 euros avant 70 ans et de 30 500 euros après 70 ans. Ce différentiel pourrait constituer un critère parmi d'autres dans le choix de la forme du PER pour optimiser la transmission de leur patrimoine.

Découvrez notre guide complet comparant l'assurance vie et le PER.

Abattements et prélèvements spécifiques en fonction de l'âge du décès

Comprendre les abattements et les prélèvements spécifiques liés à l'âge du décès est crucial pour peaufiner votre stratégie fiscale autour du PER :

  • Avant 70 ans : Abattement de 152 500 euros par bénéficiaire. Au-delà, un prélèvement spécifique de 20 % s'applique jusqu'à 700 000 euros, puis de 31,25 % au-delà.
  • Après 70 ans : Abattement global de 30 500 euros pour tous les bénéficiaires. Les sommes excédant cette base sont soumises aux droits de succession classiques.

Ces abattements et prélèvements favorisent une transmission réfléchie du patrimoine et encouragent l'épargne pour la retraite. Ces paramètres sont à connaître dans le cadre d'une réflexion patrimoniale.

Options de sortie et fiscalité associée

Possibilités de sortie en capital, rente, ou combinaison des deux

Le PER se distingue par sa flexibilité lors de la sortie. À l'âge légal de la retraite, vous pouvez récupérer votre épargne sous forme de capital, de rente viagère, ou une combinaison des deux. Cette diversité de choix vous permet d'adapter votre stratégie de retrait selon vos besoins financiers.

Sortie en capital

La sortie en capital peut se faire en une seule fois ou de manière fractionnée. Cela offre une grande flexibilité pour vos projets ou besoins ponctuels. Cependant, cette option entraîne une imposition spécifique du capital retiré.

Si vous avez déduit les versements lors de l'épargne, le capital retiré est imposé à l'impôt sur le revenu sans abattement de 10 %. Les gains issus de ces versements subissent aussi des prélèvements sociaux de 18,6 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.

Sortie en rente

Choisir une sortie en rente viagère vise à offrir un revenu régulier (sous réserve de la solvabilité de l'assureur) tout au long de la retraite. Selon l'origine des versements, la rente est imposée soit au barème progressif de l'impôt sur le revenu avec un abattement de 10 % (versements déduits), soit selon la fraction imposable liée à l'âge du titulaire au premier versement de la rente (versements non déduits, voir plus haut).

Il est aussi important de noter que, si vous décédez avant que toute l'épargne ne soit versée, les fonds restants reviennent à l'assureur, sauf option de réversion ou d'annuités garanties souscrite au contrat.

Combinaison des deux

Si vous hésitez entre capital ou rente, vous pouvez choisir une combinaison des deux. Vous pouvez ainsi récupérer une partie de votre épargne sous forme de capital pour des projets immédiats et transformer le reste en rente viagère pour garantir vos revenus futurs.

Cas de déblocage anticipé et fiscalité associée

Certaines situations permettent un déblocage anticipé de votre épargne PER, comme l'achat de votre résidence principale ou d'autres circonstances exceptionnelles (invalidité, décès du conjoint, cessation d'activité non salariée).

Fiscalité du déblocage anticipé

Pour l'achat d'une résidence principale, les sommes débloquées sont soumises à la même fiscalité qu'un retrait en capital à la retraite. La part correspondant aux versements est imposée à l'impôt sur le revenu, tandis que la valorisation est soumise au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 31,4 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux). Cette configuration permet de profiter de l'épargne accumulée pour un investissement important selon les règles fiscales applicables au déblocage anticipé.

Comprendre la fiscalité du PER est essentiel pour optimiser votre épargne retraite. Bien choisir entre les différentes options et être conscient des implications fiscales peut contribuer à la préparation de votre retraite. Ajustez constamment votre stratégie en fonction de votre situation et des évolutions fiscales. Pour choisir le contrat le plus adapté à votre profil, consultez notre comparatif des meilleurs PER.

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Questions fréquentes

Peut-on déduire l'intégralité de ses versements sur un PER ?

Non, la déduction est plafonnée à 10 % des revenus professionnels de l'année précédente, dans la limite de 37 680 euros pour un salarié en 2026, ou jusqu'à 88 911 euros pour un travailleur indépendant. Depuis 2026, les versements effectués après 70 ans ne sont plus déductibles.

Que se passe-t-il fiscalement en cas de déblocage anticipé du PER ?

Pour l'achat de la résidence principale, la fiscalité est identique à une sortie en capital classique (impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux). Dans les cinq cas d'accident de la vie (invalidité, décès du conjoint, chômage, surendettement, liquidation judiciaire), l'exonération est totale.

Comment est imposée la sortie en rente d'un PER ?

Cela dépend de l'origine des versements : la part issue de versements déduits est imposée comme une pension, avec un abattement de 10 %, tandis que la part issue de versements non déduits suit le régime des rentes viagères à titre onéreux, avec une fraction imposable qui dépend de l'âge.

Le PER est-il soumis à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) ?

Tant que le PER n'est pas rachetable, les actifs immobiliers qu'il contient (des parts de SCPI par exemple) échappent à l'IFI. Cette exonération cesse dès que l'épargne devient disponible, à la retraite ou lors d'un déblocage anticipé : la valeur immobilière réintègre alors le patrimoine imposable.

Quelle est la fiscalité du PER en cas de décès du titulaire ?

Si le décès survient avant les 70 ans du titulaire, chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 euros, puis d'un prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 euros et de 31,25 % au-delà. Après 70 ans, l'abattement global tombe à 30 500 euros pour l'ensemble des bénéficiaires.

Quelle différence de plafond de déduction entre un salarié et un indépendant ?

Un salarié peut déduire 10 % de ses revenus professionnels, entre un plancher de 4 710 euros et un plafond de 37 680 euros en 2026. Un travailleur indépendant bénéficie d'un plafond plus élevé, pouvant atteindre 88 911 euros grâce à une majoration de 15 % sur une partie de son bénéfice imposable.

Sources

Service-Public.fr, Plan d'épargne retraite individuel : de nouvelles règles fiscales en 2026

Service-Public.fr, Plan d'épargne retraite (PER) : plafonds de déduction

Service-Public.fr, Impôt sur le revenu, déclarer les rentes viagères

Service-Public.fr, PER individuel, cas de déblocage anticipé

impots.gouv.fr, Dispense du prélèvement forfaitaire non libératoire

impots.gouv.fr, Fiscalité de l'assurance-vie et du PER en cas de décès du bénéficiaire

Légifrance, Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026

Service-Public.fr, Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) 2026

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