Private Equity vs Bourse : les rendements comparés sur 10 ans



Mis à jour le 10 août 2026
Sur les dix dernières années, le private equity français a délivré un rendement net de 10,7 % par an contre 9,5 % pour le CAC 40, au prix d'une illiquidité de 7 à 10 ans. Cet article compare leurs rendements, risques et frais sur plusieurs horizons, et explique comment les combiner selon votre patrimoine.
- Le private equity affiche une forte dispersion : premier quartile à 22,0 % de TRI net sur 10 ans, dernier quartile à -7,6 %.
- L'accès reste réservé : Finary One ouvre le private equity aux particuliers dès 500 000 € de patrimoine investissable, avec un accompagnement dédié.
- Le private equity facture 1,5-2 % de gestion plus 20 % de carried interest, contre 0,1-0,5 % pour un ETF actions.
- Les tickets d'entrée en private equity vont de 1 000 € à plus de 100 000 €, contre quelques dizaines d'euros pour investir en bourse.
- Les performances passées ne préjugent pas des performances futures : le private equity comporte un risque de perte en capital et d'illiquidité.
Pourtant, la majorité des investisseurs particuliers ignorent encore cette classe d'actifs, convaincus qu'elle reste l'apanage des ultra-riches et des fonds institutionnels.
Cette perception masque une révolution silencieuse : le private equity se démocratise et se rend accessible à un public d'investisseurs plus large.
Comprendre les fondamentaux
Qu'est-ce que le private equity ?
Le private equity (PE) consiste à investir dans des entreprises non cotées. Ce type d'investissement implique un engagement à long terme et une prise de risque pour accompagner la transformation des entreprises.

En PE, la « courbe en J » illustre comment les rendements sont souvent négatifs au début, avant de devenir potentiellement positifs sur la durée, sans garantie.
L'investissement en bourse

La bourse est un marché public, liquidité élevée, transparence totale. Cependant, cette facilité d'accès s'accompagne d'une forte volatilité.
Private equity vs bourse : les différences fondamentales
| Critère | Private equity | Bourse |
|---|---|---|
| Accès | Réservé, ticket élevé | Ouvert à tous |
| Liquidité | Faible, 7-10 ans | Élevée, instantanée |
| Rendement historique | 10,7 %/an net (FR, fin 2015 à fin 2025) | 9,5 %/an (CAC 40 dividendes réinvestis, fin 2015 à fin 2025) |
| Volatilité | Lissée (valo trimestrielle) | Forte, quotidienne |
| Frais | 1,5-2 % + carried | 0,1-0,5 % (ETF) |
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le private equity présente une forte dispersion entre fonds.
Le private equity surperforme-t-il vraiment la bourse ?
Selon l'étude France Invest x EY, oui, mais avec une forte dispersion entre fonds : sur 10 ans (fin 2015 à fin 2025), le private equity français affiche un TRI net moyen de 10,7 % contre 9,5 % pour le CAC 40, un écart qui masque des résultats très inégaux selon les gérants.
Comparaison des rendements

Sur la dernière décennie (fin 2015 à fin 2025), le PE français a affiché un TRI (taux de rendement interne) net de 10,7 %. En comparaison, le CAC 40, dividendes réinvestis, a atteint 9,5 % sur la même période.
Si cet écart de 1,2 point par an se maintenait sur 20 ans, la valeur finale d'un capital investi en private equity serait environ 24 % supérieure à celle obtenue au taux du CAC 40 : il s'agit d'une projection illustrative fondée sur l'écart observé sur 10 ans, pas d'un historique réellement mesuré sur 20 ans. La dispersion reste par ailleurs très importante : sur 10 ans, le premier quartile des gérants français a délivré un TRI net de 22,0 %, contre -7,6 % pour le dernier quartile. Pour comparer les différentes solutions d'investissement en private equity, voir notre comparatif des plateformes de private equity.
Risques, volatilité et liquidité
Le PE présente un risque lié à l'illiquidité. En bourse, le S&P 500 a connu une volatilité de 16 % sur 10 ans, contre 10 % pour les fonds de buyout. Cette volatilité "lissée" en PE masque le risque d'illiquidité et la difficulté d'accéder aux meilleurs fonds.
Tickets d'entrée, frais et fiscalité
En bourse : quelques dizaines d'euros suffisent. En PE : les tickets d'entrée dans un fonds vont généralement de 1 000 € à plus de 100 000 €, selon le véhicule. Cette notion est distincte du seuil d'accompagnement patrimonial : Finary One s'adresse aux investisseurs disposant d'au moins 500 000 € de patrimoine investissable pour construire une allocation intégrant du private equity, avec un accompagnement dédié.
Les frais sont plus faibles en bourse (0,1-0,5 % pour un ETF) qu'en private equity, où s'ajoutent généralement 1,5 à 2 % de frais de gestion annuels et 20 % de carried interest sur la performance, auxquels peuvent s'ajouter les frais de l'enveloppe utilisée (assurance vie, PEA, Plan d'Épargne en Actions). Il existe plusieurs véhicules pour loger du private equity, voir notre panorama des types de fonds de private equity. La fiscalité applicable dépend de l'enveloppe et du support choisis.

Private Equity vs Bourse et Finary One
Le private equity a surperformé le CAC 40 de 1,2 point par an sur la période allant de fin 2015 à fin 2025 (France Invest x EY, 2025), mais avec une illiquidité de 7 à 10 ans. Trancher entre PE et bourse dépend de votre horizon, votre liquidité et votre patrimoine global. Finary One accompagne les investisseurs disposant de 500 000 € d'actifs investissables.
- Allocation personnalisée entre coté et non coté en fonction de votre horizon, votre besoin de liquidité, votre fiscalité et votre tolérance à la dispersion entre fonds.
- Gestionnaire privé dédié qui structure l'allocation dans la bonne enveloppe (assurance vie luxembourgeoise, PEA, compte-titres, holding) pour adapter le cadre fiscal à votre situation.
- Vue 360° qui pilote conjointement vos positions cotées et non cotées, mesure la performance nette consolidée et anticipe les besoins de liquidité.
En savoir plus sur Finary One → Réservé aux investisseurs disposant de 500 000 € d'actifs investissables. Investir comporte des risques notamment de perte en capital.
Faut-il privilégier le private equity ou la bourse selon son profil ?
Cela dépend avant tout de votre horizon et de votre besoin de liquidité : le private equity convient aux investisseurs prêts à immobiliser du capital plusieurs années pour viser une performance supérieure, la bourse à ceux qui veulent garder le contrôle total de leur portefeuille et une liquidité immédiate.
PE ou bourse : choisir selon votre profil
Le PE peut convenir aux investisseurs prêts à renoncer à la liquidité pour viser une performance supérieure sur 7 à 10 ans. La bourse peut convenir aux investisseurs souhaitant garder le contrôle de leur portefeuille, arbitrer à tout moment et profiter d'une liquidité quasi instantanée.
Construire un portefeuille diversifié : combiner PE et bourse

À titre illustratif, certains investisseurs choisissent d'allouer entre 5 et 15 % de leur patrimoine au PE, en fonction de leur horizon et de leur tolérance au risque. Exemple pédagogique d'allocation (non personnalisé, ne constitue pas un conseil en investissement) :
- Actions (ETF, direct) : 45 %
- Private equity : 10 %
- Immobilier : 20 %
- Obligations : 15 %
- Liquidités : 10 %
À adapter selon votre situation, vos objectifs et votre horizon.
L'arbitrage PE vs bourse : une question d'équilibre patrimonial
Le débat PE vs bourse ne se résume pas à une opposition binaire mais révèle deux approches complémentaires. Si le PE a historiquement affiché des rendements supérieurs (avec une forte dispersion entre fonds) et une décorrélation apparente liée à la valorisation trimestrielle, la bourse offre liquidité et accessibilité immédiate.

Questions fréquentes
Le private equity surperforme-t-il toujours la bourse ?
Non. Sur 10 ans (fin 2015 à fin 2025), le private equity français a affiché un TRI net moyen de 10,7 % contre 9,5 % pour le CAC 40, mais la dispersion est forte : le dernier quartile des fonds affiche un TRI négatif de -7,6 %, contre 22,0 % pour le premier quartile.
Quel est le ticket d'entrée minimum pour investir en private equity ?
Les fonds de private equity acceptent généralement des tickets de 1 000 € à plus de 100 000 €, selon le véhicule. Finary One accompagne les investisseurs disposant d'au moins 500 000 € de patrimoine investissable dans la construction d'une allocation incluant du non coté.
Le private equity est-il plus risqué que la bourse ?
Le private equity présente un risque différent, pas nécessairement supérieur : l'illiquidité du capital pendant 7 à 10 ans et la forte dispersion entre fonds, plutôt que la volatilité quotidienne des marchés boursiers. Les deux comportent un risque de perte en capital.
Quels sont les frais du private equity par rapport à un ETF ?
Un fonds de private equity facture en général 1,5 à 2 % de frais de gestion annuels plus 20 % de carried interest sur la performance, contre 0,1 à 0,5 % pour un ETF actions. Ces frais réduisent la performance nette perçue par l'investisseur.
Quelle part de son patrimoine allouer au private equity ?
À titre illustratif, certains investisseurs allouent entre 5 et 15 % de leur patrimoine au private equity selon leur horizon et leur tolérance au risque. Cette répartition n'est pas un conseil personnalisé et doit être adaptée à chaque situation.
Sources
AMF, liste blanche des Prestataires de Services sur Crypto-Actifs (PSCA), Finary SAS
Avertissements réglementaires : Communication à caractère promotionnel. L'investissement comporte un risque de perte en capital, partielle ou totale. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Cet article a un caractère informatif et pédagogique ; il ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation d'achat ou de vente, ni un conseil fiscal. Cet investissement présente un risque d'illiquidité (revente non garantie, horizon long) et un risque de perte en capital ; les revenus et valorisations ne sont pas garantis. Avant tout investissement, consultez le Document d'Informations Clés (DIC) et, le cas échéant, un conseiller habilité. Finary SAS, Entreprise d'Investissement agréée par l'ACPR sous le n°19283, membre de l'AMAFI. Courtier en Assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n°21001279, adhérent de la CNCGP (association agréée par l'AMF). Prestataire de Services sur Crypto-Actifs (PSCA) agréé par l'AMF sous le régime MiCA sous les références n°A2026-026 et n°N2026-008.







