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Mis à jour le 31 juillet 2026
Pour investir en bourse, ouvrez une enveloppe adaptée (PEA ou plan d'épargne en actions, assurance-vie, compte-titres, PER ou plan d'épargne retraite), choisissez vos supports (ETF indiciels, actions en direct, obligations), puis investissez régulièrement sur un horizon long. Ce guide 2026 détaille chaque étape et le risque de perte en capital à accepter.
La bourse est une place de marché boursier dématérialisée où il est possible d’acheter et de vendre des actions (ou titres) d’entreprise. On trouve des places boursières sur chacun des 5 grands continents, mais celles qui attirent le plus d’investisseurs se trouvent aux États-Unis, en Europe et en Asie :

Le courtier est un intermédiaire qui vous permet d’investir en bourse. C’est par lui que vous allez passer pour investir, acheter ou vendre des titres. Il existe 3 grands types de courtiers sur le marché boursier :
Une action est une part du capital d’une société cotée en bourse. Lorsque vous achetez une action, vous devenez actionnaire et donc propriétaire d’une petite partie de l’entreprise.
Plus vous détenez d’actions, plus votre part dans la société est importante. Vous pouvez ainsi vous enrichir en touchant des dividendes sur ces actions ou en réalisant une plus-value sur le prix de l’action. Seules les entreprises qui réalisent des profits distribuent des dividendes, leurs montants varient d’une entreprise à l’autre. Certaines entreprises n’en versent pas du tout.
Attention, les dividendes ou la plus-value sont considérés comme des revenus qui viennent s’ajouter à votre patrimoine, ils sont donc imposables.
Une obligation est un titre de créance émis par une société cotée en bourse ou un État. Lorsque vous achetez une obligation, vous prêtez en quelque sorte votre argent à l'entreprise ou à l’État qui vous le rend en vous versant des intérêts, que l’on appelle des coupons.
Contrairement aux actions, l'obligation n’est pas un titre de propriété. Vous n’aurez le droit à aucun dividende. Vous pouvez générer des revenus additionnels en touchant les intérêts versés via les coupons ou en réalisant une plus-value lors de la vente de vos obligations.
Encore une fois, ces revenus viennent s’ajouter à votre patrimoine, ils sont également imposables.
Un indice boursier est un groupement d’actions utilisé pour évaluer les cours d’un secteur, d’une zone géographique ou d’une économie. Il est généralement constitué des sociétés les plus capitalisées et les plus liquides de la place boursière correspondante, et non des actions les plus performantes. Parmi les principaux indices boursiers, on retrouve notamment :
Une IPO (Initial Public Offering) correspond à l'introduction d’une société en bourse. L’entreprise, qui était jusque-là privée, vend une partie de ses actions (le flottant) sur une place boursière.
Une partie du capital de la société devient alors public et donc accessible aux investisseurs via leurs comptes de courtage (ou enveloppes fiscales). Aux États-Unis, la majorité des introductions passent par le NASDAQ, la bourse des valeurs technologiques. À l'échelle mondiale, c'est la zone Asie-Pacifique qui concentre le plus grand nombre d'IPO.
Vous êtes pressés et souhaitez en venir aux faits, voici notre synthèse :
Investir en bourse répond à trois objectifs : participer au financement de l'économie réelle, viser un rendement historiquement supérieur à celui des livrets, et loger ses gains dans une enveloppe fiscale avantageuse comme le PEA ou l'assurance-vie. Le premier levier est direct : en achetant des actions d'une société cotée, vous participez au développement des entreprises et donc de l'économie réelle.
Ensuite, acheter des actions en bourse, c’est aussi profiter du rendement historique de l'une des classes d'actifs les plus performantes sur le long terme. Il faudra cependant accepter la volatilité des marchés. Ces derniers n'évoluent pas de manière linéaire et peuvent augmenter et baisser. Il est impossible de prédire si les marchés vont augmenter ou baisser. Investir en bourse peut donc être perçu comme un investissement risqué, mais plusieurs études historiques montrent que les actions ont offert sur le long terme un rapport rendement/risque compétitif (les performances passées ne préjugent pas des performances futures). À noter que les produits dérivés peuvent engendrer des pertes importantes, parfois supérieures au capital investi. Ils sont à éviter dans une stratégie de gestion de patrimoine équilibrée.
On le disait plus haut, le marché action affiche un rendement très intéressant sur le long terme, et il en est de même si on regarde la performance annuelle moyenne de ces dernières années. En effet, depuis la fin du XIXe siècle la performance annuelle moyenne des actions américaines est supérieure à 8 % selon les données historiques de Robert Shiller, prix Nobel d’économie (série S&P Composite depuis 1871, dividendes réinvestis, performances passées non représentatives des performances futures). Les actions américaines ne sont pas les seules à afficher de bons résultats, la performance des actions du CAC 40, dividendes réinvestis, affiche un rendement annuel moyen d'environ 9 % depuis la création de l'indice fin 1987 : le CAC 40 GR a atteint 28 173 points le 2 juillet 2026.
Si vous comparez ces chiffres au rendement des autres grands placements (or, assurance-vie, obligations, Livret A), vous comprendrez l'intérêt potentiel d'une exposition aux actions dans une stratégie diversifiée. Le graphique ci-dessous compare la performance annualisée de ces placements sur 30 ans (1994-2024).

Sur cette période, les actions arrivent en tête avec près de 8,8 % de rendement annuel, devant l'or (6,88 %) et très loin devant les obligations (2,44 %) et le Livret A (2,33 %), à peine au-dessus de l'inflation.
Il est également important de prendre en compte les dividendes générés par les actions qu’il est préférable de réinvestir au fur et à mesure qu’ils s’accumulent. Les dividendes sont comme des intérêts qui seront perçus année après année. S’ils sont réinvestis dans les actions, les dividendes suivants portent sur un nombre de titres plus important, à condition que l'entreprise continue d'en verser : rien ne l'y oblige. Ce phénomène s’appelle les intérêts composés.
Voici une illustration chiffrée, dans une hypothèse simplifiée de dividende constant de 0,50 € par action et de cours stable à 10 €. Il ne s'agit ni d'une prévision ni d'un engagement de rendement :
À noter que cet exemple ne tient pas compte de l'évolution du cours de l'action, supposé stable à 10 €. Sur très longue période, les actions américaines ont progressé d'environ 8 % par an en moyenne, mais cette moyenne masque des années fortement négatives et ne préjuge en rien des performances futures.
Vous l’aurez compris, l’investissement en bourse peut être considéré comme un placement d'épargne sur le long terme, avec un rendement très compétitif par rapport aux autres placements disponibles sur le marché.
Investir dans les actions n’est pas le placement financier le plus prisé des Français. En effet, il peut paraître compliqué de débuter en bourse lorsqu’on n’est pas expert en finance. Cependant, comme nous venons de le voir, les actions figurent, sur le long terme, parmi les placements les plus performants, devant les livrets d’épargne et au coude-à-coude avec l’immobilier selon les périodes observées.
Il est donc intéressant de voir l'investissement en bourse comme un moyen d'épargne sur le long terme permettant de concrétiser ses projets de vie. Quelques exemples : épargner en vue de la retraite, le financement des études de ses enfants ou encore la réalisation d’un projet immobilier.
Tout le monde peut devenir actionnaire à partir de 1 €. Il est donc judicieux de commencer à placer son argent en bourse le plus tôt possible et de réinvestir des sommes fixes de manière régulière. Ainsi, vous ferez travailler votre épargne et ainsi commencerez à profiter le plus tôt possible du phénomène très puissant que sont les intérêts composés.
Pour investir en bourse, procédez en trois étapes : ouvrez l'enveloppe adaptée à votre horizon, définissez le montant que vous pouvez immobiliser plusieurs années, puis sélectionnez vos supports. Les deux règles ci-dessous conditionnent la réussite de ce parcours.
Malgré son rendement attractif, l'investissement en bourse reste un investissement risqué. En effet, si l'idée est d’augmenter son patrimoine grâce aux dividendes ou aux plus-values générées par la vente d’actions, le rendement des actions peut également être négatif. En d’autres termes, investir dans les actions peut vous faire perdre de l’argent. Cette perte ne doit pas impacter votre niveau de vie, il convient d'adapter votre exposition aux actions en fonction de votre profil de risque, de vos objectifs et de votre horizon de placement.
Nous venons de l’aborder, investir en bourse peut être risqué, il est donc important de comprendre la bourse avant de se lancer. Vous trouverez de nombreux articles et ressources en ligne pour comprendre la bourse, comprendre les fondamentaux de la psychologie des investisseurs, ou simplement parfaire vos connaissances en finance.
Nous vous recommandons de sélectionner les ressources qui sont pertinentes en fonction de vos envies d’investissements et de suivre l'actualité économique correspondante.
Il existe plusieurs moyens d’investir en Bourse, notamment via les différentes enveloppes que nous venons de voir. Il faut ensuite bien définir votre stratégie d’investissement en fonction de vos objectifs, de vos compétences et de vos affinités pour choisir le meilleur placement financier.
En investissant dans les actions en direct, vous faites ce que l’on appelle du “stock-picking” ou la gestion active. En d’autres mots, vous achetez directement les actions d’entreprises cotées en bourse sans passer par de la gestion pilotée ou des fonds (généralement ce qui vous est proposé en Assurance-vie) ni par des trackers. Vous pouvez ainsi directement acheter des actions françaises ou des actions américaines en choisissant la place de marché boursier qui vous plaît le plus. Vous pouvez ainsi choisir d’acheter les actions des entreprises les plus en vogue sur les différents marchés, comme le CAC 40, le NASDAQ, ou encore le S&P500.
Le stock picking est chronophage et statistiquement difficile à faire surperformer un indice large. Il est en effet difficile de prévoir la variation du cours de l’action d’une entreprise en particulier à moins d’avoir beaucoup de temps à consacrer au suivi de l'actualité de cette dernière. Il vous faudra donc encore plus de temps si vous diversifiez votre portefeuille d’actions et achetez des actions de plusieurs entreprises. Des applications comme Finary permettent de centraliser le suivi de ces positions, tous courtiers confondus.
En investissant directement dans les actions, vous cherchez à "battre le marché" en investissant directement dans des entreprises auxquelles vous croyez ou avez un attachement ou un intérêt particulier. À moins d'être un investisseur aguerri, nous vous conseillons de ne pas allouer la totalité de votre portefeuille en achat d’actions en direct. En effet, les chiffres montrent qu’il est difficile d’atteindre la surperformance sur les actions et donc de battre le marché. Sur le long terme, les statistiques montrent que la gestion indicielle (ETF) tend à surperformer la majorité des stratégies de stock picking.
Investir en bourse via les trackers constitue une alternative si vous estimez ne pas avoir suffisamment de temps pour faire du stock picking. En effet, investir dans les fonds indiciels, notamment via le PEA, est un bon moyen de bénéficier des performances d'un ou plusieurs marchés sur le long terme.
Les trackers ou ETF (pour Exchange-Traded Fund) répliquent la performance d’un indice boursier, comme le CAC 40 en France ou le Dow Jones aux États-Unis par exemple. Les ETFs vous permettent d’investir sur tout le marché financier en un seul ordre, c’est ce que l’on appelle la gestion passive, en opposition à la gestion active, que nous venons d’aborder. Cette gestion vous permet de laisser travailler vos placements sans avoir à porter une attention particulière à l'activité d’une ou plusieurs entreprise car vous choisissez d’investir sur un indice qui peut répliquer l'activité d’un groupement d’entreprises sur une zone géographique définie (exemple d’un ETF pour l’Europe : Amundi PEA MSCI Europe UCITS ETF, ISIN FR0013412038), sur un secteur particulier (exemple d’un ETF sur le secteur de la santé : Amundi MSCI World Health Care UCITS ETF, ISIN LU0533033238), ou même sur le monde entier (exemple d’un ETF “world” : Amundi MSCI World Swap UCITS ETF, ISIN LU1681043599).
L’investissement passif vous permet d’augmenter votre patrimoine en bénéficiant du bon rendement des actions sans avoir à être constamment attentif aux mouvements des marchés. En effet, comme nous l’avons vu plus haut, la performance des actions est intéressante sur le long terme, et investir dans les ETF, notamment via le PEA, constitue une approche permettant de diversifier son patrimoine sans y passer trop de temps et en bénéficiant des avantages fiscaux d’une enveloppe comme le PEA.
Investir dans les matières premières n’est pas la première chose à laquelle on pense lorsqu’on s'intéresse à l’investissement en bourse. C’est pourtant une bonne manière de diversifier ses investissements en plus de contribuer au fonctionnement de la base de l'économie, notamment sur le secteur de l'énergie ou le secteur agricole.
Voici un classement des matières premières les plus échangées :
Il est possible de trader les matières premières via un courtier en ligne (généralement avec le même courtier que votre compte-titres) ou via des ETFs matières premières.
Une autre alternative pour investir en bourse est l’investissement sur les obligations, considérées moins risquées que les actions notamment car elles sont moins volatiles, mais aussi car les créanciers sont prioritaires aux actionnaires en cas de défaut. Les obligations sont également un bon moyen de diversifier son patrimoine, notamment car le marché obligataire ne se comporte pas de la même façon que les autres marchés en cas de crise économique.
Pour investir en obligations, vous pouvez passer par le fonds euro, via l'assurance vie ou le PER. Très accessible et offrant une garantie en capital encadrée, le fonds euro est très prisé en France malgré un rendement historiquement modéré. La garantie repose sur l'assureur et peut être soumise aux dispositions de la loi Sapin 2 ; protection du FGAP (Fonds de Garantie des Assurances de Personnes) applicable selon conditions. Il est également possible d’investir via des fonds obligataires, accessibles en assurance-vie via des unités de compte ou sur un compte-titres ordinaire. À la différence du fonds euro, il existe une multitude de fonds obligataires présentant des rapports rendement/risque différents.
En fonction du fonds que vous avez choisi, vous aurez accès à différents types d’obligations. Avant tout investissement, nous vous conseillons de regarder la notation des obligations par les grandes agences de notation que sont Standard and Poor’s, Moody’s et Fitch Ratings afin de mesurer pleinement les risques. Vous pourrez ainsi choisir d’investir sur des obligations bien notées (entre AAA et BBB-) ou obligations Investment Grade (IG) de sociétés jugées solides financièrement et dont le risque de défaut de remboursement est faible, qui offrent une certaine sécurité, ou vous pouvez également opter pour les obligations notées BB+ à C ou obligations High Yield, qui sont plus risquées et donc mieux rémunérées.
Vous pouvez également investir dans les obligations d’État, ou bons du Trésor, ou concrètement vous prêtez de l’argent à un État. La rémunération des coupons dépendra alors de la notation du pays en lui-même et de sa facilité à s'acquitter des créances.
Hors enveloppe fiscale, les dividendes et les plus-values sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Dans un PEA de plus de cinq ans, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu et ne supportent que les prélèvements sociaux à 18,6 %.
Tout dépend de l’enveloppe fiscale que vous choisissez, mais il existe plusieurs façons de gagner de l’argent en Bourse :
Une des règles de l’investissement en bourse est que le rendement est proportionnel au risque, ou en d’autres termes, plus le rendement est élevé, plus le placement est risqué.
Le rendement historique moyen des actions a été d'environ 8 % par an sur très long terme (source Robert Shiller, les performances passées ne préjugent pas des performances futures), investir en bourse est donc un placement risqué, notamment car il implique un risque de perte du capital. Cependant, il convient d’avoir un horizon de placement à long terme afin de réduire le risque.
Il est possible d’investir de petites sommes en bourse, c’est ce qu’on appelle la stratégie du Dollar-cost averaging, qui consiste à investir de petites sommes à intervalles réguliers.
Cette stratégie vous permet de bénéficier très tôt du phénomène des intérêts composés. De plus, il est également possible d’investir sur des actions peu coûteuses (certaines actions ou certains trackers peuvent être achetés pour moins de 10 €). Il est donc intéressant de prendre date et de commencer à investir en bourse le plus tôt possible.
Pour bien débuter en bourse, il convient de vous former avant d’investir, notamment afin de définir votre profil investisseur, vos objectifs ou encore la stratégie que vous souhaitez mettre en place et les outils ou enveloppes fiscales que vous souhaitez utiliser.
Service-public.gouv.fr : imposition des revenus d'un plan d'épargne en actions (PEA)
Robert Shiller, Yale University : données historiques du marché actions américain depuis 1871
IEIF : 40 ans de performances comparées des placements, édition 1984-2024
Deutsche Börse : lancement du DAX 40, élargissement de l'indice allemand à 40 valeurs
Japan Exchange Group : Tokyo Stock Exchange, la place boursière japonaise
Euronext : fiche de l'indice CAC 40, méthodologie et composition
France Épargne : le CAC 40 dividendes réinvestis à 28 173 points au 2 juillet 2026
EY : évolution du marché mondial des introductions en bourse
Curvo : comparaison historique du CAC 40 et du S&P 500 en euros
JustETF : fiche de l'Amundi MSCI World Swap UCITS ETF (LU1681043599)
JustETF : fiche de l'Amundi PEA MSCI Europe UCITS ETF (FR0013412038)
JustETF : fiche de l'Amundi MSCI World Health Care UCITS ETF (LU0533033238)